Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Home sweet home… 16.10.07

Filed under: < Exactions Policières — eilema @ 11:12
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De retour du travail ce soir, je suis sortie du métro avec toutes les bonnes intentions du monde : dans mon sac, un Canard Enchaîné annoté, surligné et décortiqué. Des morceaux d’articles qui n’attendaient qu’une chose : être Sarkopithèqués. Mais voilà…

Dans la liste sans fin des choses que l’on ne choisi pas dans la vie, il y en a une très en vogue en ce moment dans la capitale : un petit contrôle de police musclé à souhait juste là, en bas de chez soi, devant la porte de son immeuble. Il était seul, ils étaient cinq. Un abîmé de la vie un peu saoûl, rien de plus grave, face à cinq hommes dans l’exercice de leur fonction. D’un coup de chaussures lustrées, ils l’ont fait tomber au sol. « On va SE l’emmener au poste », il a dit le chef. Alors je suis restée à les observer, estimant qu’un regard, même aussi insignifiant que le mien, pouvait avoir le pouvoir de calmer les ardeurs d’un agent lambda auto-excité par sa supériorité administrative. « Rentrez chez vous mademoiselle, y a rien d’intéressant à voir ici ». Si ce n’est un brin d’humanité bafouée peut-être ?

Je ne suis pas inconsciente, et je pèse trop peu et ne mesure pas assez pour pouvoir faire le poids devant cinq fonctionnaires de police. J’ai juste docilement attendu, de l’autre côté du trottoir, d’être sûre « qu’ils ne SE l’emmenait pas au poste ». On était trois imbéciles impuissants dans mon cas. Ils l’ont laissé partir après l’avoir « doucement » bousculé, et l’avoir allègrement arrosé d’insultes. Parce que les insultes, ça a un mérite : celui de ne pas laisser de traces, si ce n’est dans les âmes et dans les coeurs.

Ce soir plus qu’hier je ne suis pas en accord avec le point numéro 15 du programme présidentiel. Parce que ce soir plus qu’hier encore je ne suis pas « fier d’être français ».