Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Goulard grondé par Fillon 16.10.07

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François Fillon a rappelé à l’ordre mardi le député UMP François Goulard pour s’être rendu dimanche soir au meeting organisé au Zénith par SOS Racisme, Libération et Charlie Hebdo contre les tests ADN, selon le président du groupe Jean-François Copé, qui précise que François Fillon « était un peu surpris, qu’il regrettait, voire même un peu plus, la présence à cette manifestation d’un député de notre groupe ».

Selon le vice-président du groupe Bernard Deflesselles, « une partie importante » des députés UMP a été « choquée » par la participation de leur collègue à cette réunion, où certains orateurs sont allés jusqu’à comparer avec les pratiques du régime nazi les tests ADN proposés aux candidats au regroupement familial.« On ne va pas commencer à comparer la France au régime nazi. Ce n’est pas possible. Les 12 pays qui ont mis en oeuvre ces dispositifs ne sont pas des régimes de dictature qui foulent aux pieds les droits de l’Homme. Il faut raison garder », s’est exclamé M. Deflesselles. « Ce qui nous a choqué, ce n’est pas tant l’expression d’une divergence, (…) c’est la présence d’un des nôtres au Zénith compte tenu de propos injurieux et orduriers tenus à l’endroit du gouvernement et même du Premier ministre », a souligné M. Copé.

François Goulard n’était pas présent à la réunion du groupe. Jean-François Copé a assuré qu’il n’était pas question d’exclure le député du Morbihan. Joint par l’Associated Press, il a jugé les critiques de François Fillon « assez mal venues de la part d’un chef de gouvernement qui prône l’ouverture, et au moment où le président de la République dit qu’on doit poursuivre l’ouverture ». « J’ai pris soin dimanche, alors que ce n’était pas évident, de dire que je n’étais pas d’accord » avec les propos les plus virulents tenus au Zénith, a-t-il dit. « Personne ne peut me reprocher un manque de courage ou d’honnêteté ».

« L’UMP a tort de s’enfermer dans cette affaire et de laisser à la gauche une occasion unique de se ressaisir », a regretté l’ancien ministre délégué à la Recherche. « On fait vraiment une erreur politique ». « J’ai exprimé mon opinion, je continuerai à le faire », a-t-il prévenu. [Associated Press – 16/10/07]