Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Rafles 18.09.07

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Depuis quelques mois, on trouve dans certaines villes françaises (Lyon, Calais…), et sur les murs des quartiers Nord-Est de Paris, une affichette étrangement absente des rues du 16ème arrondissement. Elle appelle les citoyens que nous sommes à être vigilants sur la façon dont les contrôles d’identité sont effectués par la police ; et nous invite à être solidaires des gens interpellés. En français à la base, elle est désormais traduite en chinois et en arabe.
Si vous habitez dans les quartiers concernés, vous pourrez constater que – à l’initiative de RESF notamment – des numéros d’urgences sont parfois inscrits sur ces affiches. Signalez par téléphone les lieux des rafles en cours, afin de coordonner le déplacement des volontaires pour s’opposer aux arrestations. Un espace vide dans votre carte SIM ? Voilà une bien triste raison de le remplir…

N° de téléphone d’urgence Paris
- Resf Paris 1/2/3/4 06 69 31 82 46
- Resf Paris 5/13 06 37 86 45 32
- Resf Paris 6/7/14/15 06 31 21 88 82
- Resf Paris 10/11/20 06 74 61 91 13
- Resf Paris 12° 06 31 13 14 02
- Resf Paris 16° 06 09 10 52 20
- Resf Paris Nord ouest 8°/9°/17°/18° 06.17.58.72.17
- Resf Paris 19° 06 76 13 71 92
N° d’urgence pour l’Ile de France
- Resf 77 : 06 75 57 04 10
- Resf 78 01 34 92 85 42
- Resf 91 06 37 39 18 93
- Resf 92 06 50 79 70 26 / Clichy : 06 13 84 12 31
- Resf 93 Montreuil : 06 24 72 53 79 / Bagnolet 06 29 47 48 33 / Bobigny 06 10 25 14 73
- Resf 94 06 30 55 66 58

Le Texte de l’affiche : RAFLES DANS NOS QUARTIERS

RAFLES DE SANS-PAPIERS QUI PASSENT INAPERÇUES TANT NOUS SOMMES HABITUÉS À L’OCCUPATION POLICIÈRE PERMANENTE DE NOS RUES.
ARRESTATIONS MASSIVES OPÉRÉES À L’IMPROVISTE DANS DES QUARTIERS CIBLES : MAGENTA, STALINGRAD, BARBÈS, QUAI DE LA GARE, BELLEVILLE.
FLICS EN PETITS GROUPES, EN UNIFORMES ET EN CIVIL, QUI CONTRÔLENT DANS LA RUE, DANS LES CAFÉS, LES COULOIRS ET LES SORTIES DE MÉTRO.
LONGUEUR DE L’OPÉRATION : DE 30 MINUTES A 3 HEURES. LES CARS STATIONNÉS NON LOINS SONT REMPLIS JUSQU’À CE QUE LE QUOTA DU JOUR SOIT ATTEINT.
ENFERMEMENT EN CENTRE DE RÉTENTION, PUIS EXPULSION DES PERSONNES ARRÊTÉES.

REPÉRER CE TYPE DE CONTRÔLES S’IDENTITÉ POUR S’Y OPPOSER.
APPELER DES AMIS, CONSTITUER DES RÉSEAUX TÉLÉPHONIQUES.
FAIRE REBROUSSER CHEMIN DISCRÈTEMENT AUX GENS MENACÉS.
LIMITER AINSI LE NOMBRE D’ARRÊTÉS ET DONC D’EXPULSÉS.
EXPLIQUER CES RAFLES ET LES RENDRE VISIBLES AUX YEUX DE TOUS.

Après les Rafles.

Les personnes arrêtées sont conduites au commissariat pour une garde à vue de 24h ou de 48h. Elles sont ensuite emmenées dans un centre de rétention de la région parisienne : Vincennes, Bobigny, Plaisir, Choisy-le-Roi, Le Mesnil Amelot, Palaiseau, Nogent… La détention dure le temps qu’il faut aux autorités françaises pour découvrir la nationalité du sans papier et savoir ainsi dans quel pays l’expulser, mais elle ne peut pas excéder 30 jours. Si les autorités sont en possession du passeport du sans papier, il leur suffit de trouver une place vacante dans un avion ou un bateau pour l’expulser. Sans passeport, les autorités présentent le détenu à différents consulats afin qu’ils reconnaissent l’identité du sans papier et qu’ils délivrent un laissé passer. Normalement, si le sans papier n’est pas reconnu au bout de 30 jours, il est libéré.
Une des manières de s’en sortir est de ne jamais révéler son identité, ni son pays d’origine, de façon à ce que la préfecture ne puisse pas légalement expulser, ne sachant vers quel pays le faire. Au moment de l’expulsion, on peut agir à l’aéroport ou sur le port en alertant les passagers qui s’apprêtent à embarquer. Il reste toujours des possibilités pour s’opposer à l’expulsion après l’arrestation : se démener pour obtenir la date d’expulsion, se rendre à l’aéroport, etc.
Mais la façon la plus efficace d’empêcher les expulsions reste d’agir au moment des rafles, en empêchant les contrôles. Si l’on est témoin d’une rafle, on peut avertir les gens de la présence des policiers, pour être plus nombreux donc plus efficaces, et moins vulnérables aussi.
[Souces : Rebellyon]