Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

les syndicats aériens demande l’arrêt des expulsions 12.07.07

Sur le site de Réseau Éducation sans Frontières, on apprend qu’à l’occasion de la Conférence de presse et de l’Assemblée Générale d’Air France du 12 juillet 2007, Les syndicats aériens interviendront pour demander aux actionnaires d’Air France de voter l’arrêt des expulsions à bord des vols de la compagnie.
Ils comptent alerter les actionnaires sur l’effet déplorable sur l’image de la compagnie des brutalités répétées exercées aussi bien à l’encontre des expulsés qu’à l’encontre des personnes qui s’indignent des violences auxquelles elles assistent. De nombreuses personnes ont ainsi été débarquées et poursuivies en justice.
Les syndicats aériens vont organiser une conférence de presse aux Tuileries le 12 juillet de 11h à 12h30, en face du 99 rue de Rivoli pour dénoncer les conditions de travail des pilotes et des personnels navigants d’Air France depuis l’intensification des expulsions à bord des vols commerciaux.
Des pilotes et des personnels navigants viendront témoigner de leurs conditions de travail. Les syndicats aériens demandent l’appui de toutes les organisations de défense des étrangers pour apporter les témoignages des victimes des éloignements forcés ainsi que des victimes de la solidarité.
La conférence sera suivie de 13h à 14h30 d’une action d’information des actionnaires, par des distributions de tracts pour les alerter sur la gravité de la situation.

[AFP, 12/07/07] : Une centaine de sympathisants du Réseau éducation sans frontières (RESF) accompagnés de pilotes d’Air France ont accueilli jeudi les actionnaires de la compagnie venus participer à une AG à Paris en criant « arrêt aux expulsions » d’étrangers en situation irrégulière.
Les pilotes, hôtesses et stewards en uniforme participant à cette petite manifestation, au nombre d’une dizaine, se sont rassemblés aux alentours de 12H30 devant l’entrée du Carrousel du Louvre, où les actionnaires étaient attendus.
« Arrêt, arrêt aux expulsions », scandait sans relâche l’étrange haie d’honneur venue attendre les actionnaires, dont l’assemblée générale devait débuter à 14H00. Les manifestants s’étaient réunis à l’appel du Réseau éducation sans frontières (RESF), à la pointe de la mobilisation contre l’expulsion de parents sans-papiers d’enfants scolarisés en France, et des syndicats d’Air France signataires d’un appel à l’arrêt des expulsions rendu public mardi.
« L’élan qui a été pris ne s’arrêtera pas », a assuré Yvon Tuile, de la CGT Air France, présent à la manifestation, en référence à cet appel.

[AFP, 12/07/07] : Les syndicats et RESF échouent à obtenir des actionnaires de s’opposer aux expulsions. (Par Stéphane Jourdain et Brigitte Hagemann)
Plusieurs syndicats d’Air France – KLM et le Réseau éducation sans frontières (RESF) ont tenté vainement de convaincre direction et actionnaires réunis en assemblée générale à Paris de refuser « l’utilisation des avions du groupe » pour l’expulsion des sans-papiers.
Le 5 juillet, les 12 élus unanimes du Comité central d’entreprise (CCE) avaient adopté une motion dans laquelle ils demandaient « aux actionnaires de se prononcer pour l’arrêt de l’utilisation des avions du groupe pour les expulsions d’étrangers qui nuisent à l’image de la compagnie et à la sécurité des vols ».
Cette motion appelée « voeux aux actionnaires » a été lue par Pascal Zedikian, représentant CGT des salariés au conseil d’administration, au cours de l’assemblée générale, en présence du PDG Jean-Cyril Spinetta. Mais l’assemblée générale des actionnaires n’a pas souhaité se prononcer sur cette motion comme l’élu CGT l’y invitait.
En outre plusieurs questions d’actionnaires ont été posées sur ce thème au PDG d’Air France-KLM, par voie écrite ou orale.
« Les compagnies aériennes doivent normalement, lorsque l’Etat le demande et lorsque les procédures ont été accomplies, prêter leurs concours à l’exécution de ces décisions, à une exception prêt celle de la sécurité des biens et des personnes », a répondu M. Spinetta. Il a ajouté toutefois que si « la sécurité des biens et des personnes » venait à être « mise en cause », le commandant de bord pouvait refuser à bord un expulsé et que le PDG pouvait décider d’interrompre les reconductions, comme il l’avait fait pendant quelques semaines en 1998 pour les vols vers le Mali suite à des incidents.
En mai dernier, des incidents lors d’une expulsion avaient également conduit Air France à annuler un vol pour le Mali.
L’appel aux actionnaires et certains témoignages d’employés d’Air France recueillis par l’AFP pointent ainsi les problèmes de sécurité que posent, selon eux, ces expulsions. Pascal Zedikian s’est déclaré « satisfait de voir que les actionnaires étaient sensibilisés à la question même s’il n’y a pas eu d’ouverture de la part de Spinetta ».
A l’appel du RESF, des syndicats CGT, CFDT, CFTC, Sud Aérien et des syndicats de pilotes Spaf et Alter, une centaine de personnes, dont une dizaine d’hôtesses, stewards et commandants de bord en tenue, avaient « accueilli » les actionnaires à l’entrée de l’AG. Criant sans relâche « Arrêt des expulsions » ou « solidarité avec les sans-papiers », ils ont distribué un tract demandant « un moratoire sur le transport des expulsés ».
Les principaux actionnaires d’Air France sont le public (55%), l’Etat (18,6%), les salariés (11,7%) et la banque britannique Barclays (6,59%). Qu’ils soient salariés ou non, les particuliers qui détiennent des actions du groupe ont paru plutôt partagés sur la nécessité ou non d’arrêter les expulsions, dans leurs réactions recueillies à leur entrée dans l’AG.
« Je suis tout à fait d’accord avec la motion des syndicats. Les expulsions c’est scandaleux, notamment quand il s’agit d’enfants », réagissait Claude, enseignant à la retraite qui détient avec sa femme 22 actions de la compagnie. « A partir du moment où le billet des expulsés a été payé, je ne vois pas pourquoi les syndicats s’y oppose », s’étonnait au contraire un actionnaire d’un certain âge préférant rester anonyme.
Roland Collion, ancien commandant de bord de 63 ans, détient 8.000 actions. Selon lui, Air France doit faire les expulsions sans escorte mais refuser les reconductions encadrées par la police : « Ça, le ministère de l’Intérieur n’a qu’à le faire lui-même », estime-t-il.

[Souces : RESF / Afp 12/07/07]