Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Décès 17.06.07

Filed under: < Exactions Policières — eilema @ 8:11
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17 Juin 2007 > Lamine Dieng décède entre les mains de la police.

27 Juillet 2007 > Un homme tué lors d’un contrôle d’identité gare du Nord à Paris.

30 Août 2007 > Lavelanet : un gendarme blesse mortellement un homme de 34 ans avec son arme de service.

Lamine DIENG.

Lamine Dieng, un jeune Français de 25 ans est décédé entre les mains de la police le dimanche 17 juin 2007 au matin, rue de la Bidassoa, dans le 20ème arrondissement de Paris. La famille n’a été informée que 48 heures plus tard, par IGS. Une semaine s’est écoulée depuis le décès sans que ne soient obtenues de réelles informations sur les circonstances de cette mort.
Le MRAP, qui a rencontré la famille et les amis, constate de nombreuses zones d’ombres dans cette affaire et estime qu’il semble qu’il y ait une volonté d’étouffer la vérité. Devant ces faits, le MRAP a soutenu l’appel à la marche silencieuse organisée par la famille et les amis de Lamine Dieng le 24 juin à Paris. Le Président de l’association et plusieurs responsables nationaux seront présents dans le cortège. La famille a lancé un appel à la création d’un comité de soutien.

Images de la marche

[Sources : MRAP – Indymedia]

Mort d’un homme lors d’un contrôle d’identité.

Un homme est mort après avoir été grièvement blessé vendredi soir lors d’un contrôle d’identité à la gare du Nord à Paris par des policiers qui ont ouvert le feu après qu’il eut sorti une arme et visé les policiers, a-t-on appris de source proche de l’enquête.
Peu avant 19h30, une patrouille du SRPT (Service régional de la police des transports) qui procédait à des contrôles d’identité sur réquisition du procureur de la République au niveau de la mezzanine de la Gare du Nord a demandé à un homme, assis sur les marches donnant accès aux voies, de les suivre pour un contrôle d’identité.
C’est au moment où les policiers du SRPT décidaient d’emmener cet homme Algérien d’une quarantaine d’années dans un autre endroit de la gare que l’homme aurait sorti un pistolet d’alarme à grenaille et tiré à deux reprises en direction de trois fonctionnaires sans les atteindre.

L’enquête devra déterminer quel type de cartouche l’homme a utilisé, l’hypothèse de cartouches à gaz étant évoquée. Vendredi soir, la préfecture de police avait déclaré qu’il s’agissait d’un pistolet d’alarme à grenaille.

Les policiers ont alors riposté en ouvrant ouvert le feu le blessant grièvement à l’abdomen et au pied. Pris en charge par les pompiers, il a été transporté à l’hôpital Bichat dans le XVIIIe arrondissement de Paris un établissement hospitalier situé non loin de la gare du Nord. Il est mort de ses blessures.

Les fonctionnaires de police ont été entendus vendredi soir par l’Inspection générale des services (IGS) qui a été saisie d’une enquête. Une seconde enquête a été ouverte par la brigade criminelle pour tentative d’assassinat sur les policiers. « Sur les coups de feu tirés par les policiers, la thèse privilégiée est la légitime défense », a-t-on indiqué au parquet. C’est la deuxième fois en moins d’un an qu’un policier du service régional des transports fait usage de son arme.

En novembre dernier, Antoine Granomort avait utilisé son arme de service et tué un supporteur du Paris SG, Julien Quemener, 25 ans et en avait blessé un autre Mounir Douchaer, 26 ans. Le drame était survenu à la sortie du Parc des Princes à Paris à l’issue du match de football Hapoël de Tel-Aviv-PSG, alors que le policier portait secours à un spectateur juif pris à partie par des supporters ultras du club parisien.

[Sources : Afp et Reuters 28/07/07]

Lavelanet (Ariège) : Mort d’un homme de 34 ans.

[Afp – 30 Août 2007] Un gendarme a blessé mortellement avec son arme de service un homme de 34 ans qui brandissait un couteau dans sa direction dans la nuit de mercredi à jeudi à la gendarmerie de Lavelanet (Ariège), a-t-on appris de sources concordantes.

« La victime, un habitant de Lavelanet, était déprimé et avait cessé de travailler depuis un certain temps, mais sa famille, installée dans la commune depuis un demi-siècle l’entourait et le soutenait », a indiqué à l’AFP Marc Sanchez, adjoint au maire qui parle « d’un acte isolé, incompréhensible pour tous » et « d’une agressivité inexplicable » de cet homme « sans histoires ».
Le corps de l’homme devait être autopsié jeudi après-midi à l’hôpital Rangueil de Toulouse, a précisé le procureur de la République de Foix, Antoine Leroy.
Le gendarme qui a tiré, en poste à Lavelanet depuis un peu plus de deux ans et considéré comme « sérieux, posé, correct », a été placé en garde à vue, a confirmé M. Sanchez. Selon France 3 Sud, le militaire aurait tiré un total de trois balles.
Dans un communiqué, le parquet de Foix a expliqué que les faits se sont déroulés vers 2H30. L’homme, au volant « d’un véhicule automobile », a percuté le mur d’enceinte de la brigade de gendarmerie et a ensuite sonné au portillon.
Le gendarme de permanence est descendu lui ouvrir et s’aperçoit, « à l’ouverture du portillon » que « l’individu est porteur d’un couteau et se montre agressif vis à vis du militaire », a précisé le parquet.
« Malgré l’opposition du gendarme, l’intéressé pénètre à l’intérieur de l’enceinte militaire et brandit son couteau en direction du militaire. Pour se défendre, celui-ci fait usage de son arme de service le blessant mortellement », selon la même source.
« Tout le monde est un peu déboussolé, y compris les gendarmes par ce coup de folie, ce pétage de plomb qui n’a à voir ni avec la crise du textile que connaît Lavelanet ni avec la violence de certaines banlieues », a expliqué M. Sanchez.
L’enquête a été confiée par le parquet de Foix à l’inspection technique de la gendarmerie nationale à Paris et aux militaires de la section de recherches de Toulouse. Le parquet de Foix comme la gendarmerie se sont refusés à divulguer d’autres précisions dans l’immédiat, rappelant que l’enquête débutait et que l’autopsie de l’homme n’avait pas encore été effectuée.