Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

de la retraite privilégiée des députés 15.06.07

//www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L430xH352/jpg_Regimes-speciaux-d0627.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.© Masioni Éternel retour

Comme l’a rappelé Jean-Jacques Bourdin sur RMC, pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417.120 Euros d’indemnités (60 mois x 6952 Euros). Et à l’issu de ces 5 ans, ils percevront à vie 20% de ce traitement. Les élus sont unanimement d’accord, et les médias silencieux.
Ces parachutes en or tombent à une période où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et qu’ils dénoncent le train de vie dispendieux de l’État.
L’information sur la nouvelle indemnité « chômage » des députés a d’abord été révélée par Le Canard Enchaîné du 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre le 1er Mars 2007. Curieusement à part ces deux médias, silence du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement toujours prompts à dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons.
Pourquoi pas plus d’écho sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi que Jean-Louis Debré a fait voter en douce, a été adoptée à l’unanimité par tous les groupes politiques : UMP, PS, UDF et PCF, qui pour s’octroyer des avantages savent parfaitement s’entendre.
Un député non réélu touchera pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour (selon info sur le site de l’Assemblée Nationale) de 6952 Euros brut et de 5178 net mensuel.
Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée « par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie », ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son grade.
S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : L’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite « de fonction ». Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité de résidence).

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :

– Indemnité de base : 5 400,32 €
– Indemnité de résidence (3 %) : 162,01 €
– Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390,58 Euros.
Soit brut mensuel 6 952,91 €

Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues obligatoires :

– Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153,08 €
– Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 €
– Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 €
– Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €
Soit net mensuel 5 177, 66 €

Cette généreuse indemnité chômage, qui permettra à tous les députés non-réélus en juin prochain de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant 60 mois au lieu de 6 actuellement, est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller ANPE, ou d’une activité justifiant cette « aide sociale », bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.