Le Sarkopithèque

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Taser : un pistolet de plus pour les forces de l’ordre 03.06.07

Filed under: < Exactions Policières — eilema @ 1:29
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Date de publication : 03 Juin 2007
Dernière mise à jour : 24 octobre 2007

Le Taser est un pistolet à impulsion électrique infligeant une décharge de 50 000 volts et de 2 milliampères jusqu’à une distance de 10 mètres. La personne se voit neutralisée par la paralysie de son système nerveux pendant 5 secondes.
Après une phase de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, 1000 policiers et 1 000 gendarmes ont été équipés de Taser en 2006. À terme, chaque voiture de police devrait en être équipée, soit 10 000 véhicules. Un Taser coûte 1000 euros. Le Taser ne laisse pas de traces, crée des souffrances aiguës et est susceptible d’être utilisé pour intimider, humilier, torturer ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Ainsi, ce pistolet s’apparente à un objet de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984 (la France a signé ce protocole le 16 septembre 2005 et ne l’a toujours pas ratifié).
Cette arme qui a déjà fait plus de 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle-Zélande et au Pakistan.

Utilisation du Taser aux Etats-Unis.

Exemple français de l’utilisation abusive de ce pistolet.


Communiqué d’Amnesty International du 24 octobre 2007 :

Dans un rapport rendu public récemment, Amnesty International donne un aperçu des raisons pour lesquelles l’organisation s’inquiète de l’utilisation de pistolets paralysants par les forces de l’ordre au Canada. La première raison est la plus sérieuse et concerne les décès que peut entraîner l’utilisation de pistolets paralysants, même s’il s’agit de cas peu fréquents. La seconde raison concerne l’utilisation de plus en plus courante de ces armes de manière inappropriée.

Notre organisation craint que des policiers n’utilisent ces armes de manière parfois dangereuse ou susceptible d’augmenter le risque de mort lié aux autres moyens de contrainte employés. Au cours des quinze mois qui se sont écoulés entre mai 2005 et août 2006, six personnes sont décédées suite à l’utilisation de pistolets paralysants. Les six hommes avaient reçu de multiples décharges et tous sauf un avaient été soumis à plusieurs moyens de contrainte simultanés (décharges électriques, aérosol de gaz poivre et méthodes d’immobilisation dangereuses).

L’Association canadienne des chefs de la police avait cependant averti, dans un rapport paru en 2005, que « les policiers doivent être conscients des effets adverses de cycles multiples et consécutifs » d’un « instrument conducteur d’énergie ».

Amnesty International maintient sa position selon laquelle l’utilisation, par les forces de l’ordre, de pistolets paralysants devrait partout être suspendue tant qu’une enquête approfondie, impartiale et indépendante sur les effets médicaux et autres de ce type d’armes n’aura pas été effectuée.