Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

B 30.05.07

Banlieues

Il faut d’abord rétablir la loi républicaine et mettre fin à la loi des bandes. Ce travail demande de la maîtrise de soi, mais aussi de la résolution et du courage. C’est facile de revendiquer le calme dans les banlieues, mais cela dissimule souvent une loi du silence, de la peur, des trafics, de l’extrémisme. Il faut ensuite maîtriser l’immigration. Il faut enfin rétablir de l’activité. Les parents doivent avoir un emploi, les enfants doivent suivre une formation. Les quartiers ne demandent pas une situation à part. Ils demandent à devenir des quartiers comme les autres.
Les vrais drames de la banlieue sont ceux du quotidien. L’école qui devient un ghetto, le chômage dont on ne sort pas, les jeunes filles qui ne peuvent vivre librement, les incivilités qui empoisonnent la vie, la drogue qui devient source de l’économie. Je veux que la République se réapproprie les quartiers. Je poursuivrai le démantèlement des bandes organisées. Je conduirai un plan d’urgence pour l’éducation qui divisera par deux le nombre d’élèves des établissements les plus en difficulté. Services publics, transports en commun, commerces de proximité seront réinstallés dans les quartiers. Je permettrai aux habitants du parc HLM de racheter leur logement afin de se réapproprier la vie de leur quartier.
Si je suis élu je mettrai en oeuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi.
Depuis vingt-cinq ans, on a dépensé des milliards dans les quartiers difficiles, mais la situation n’a cessé de s’aggraver. Il faut changer de politique, changer de méthodes. Il faut d’abord rétablir la loi républicaine et mettre fin à la loi des bandes. Ce travail demande de la maîtrise de soi, mais aussi de la résolution et du courage. C’est facile de revendiquer le calme dans les banlieues, mais cela dissimule souvent une loi du silence, de la peur, des trafics, de l’extrémisme. Il faut ensuite maîtriser l’immigration. Il faut enfin rétablir de l’activité. Les parents doivent avoir un emploi, les enfants doivent suivre une formation. Les quartiers ne demandent pas une situation à part. Ils demandent à devenir des quartiers comme les autres. Je consacrerai beaucoup d’argent aux banlieues, dans l’éducation, la formation, la rénovation urbaine, les services publics, les transports, l’activité économique. Je n’accepte pas qu’on se soit résigné à laisser se développer tant de ghettos scolaires et urbains. Je n’accepte pas que toute une partie de nos enfants soit discriminée à cause de la couleur de leur peau ou de leur origine sociale. Ceux qui font des efforts recevront les meilleures conditions de travail et d’éducation. Nous susciterons des vocations pour le service public, qui sera un levier de promotion sociale pour les jeunes issus des quartiers. Mais je ne laisserai aucun jeune dans l’oisiveté.
Chacun devra avoir un emploi ou suivre une formation qualifiante.
Ce que Jean Vilar voulait faire avec le TNP et ce que Malraux voulait faire avec les maisons de la culture, je voudrais que nous le fassions dans les banlieues. Je voudrais que dans les quartiers comme dans les collèges, les lycées comme dans les universités, il y ait des lieux de rencontre avec les artistes, de pratique artistique, de création. Je voudrais que toutes les institutions culturelles soient impliquées dans cette démarche. Je souhaite que cette démarche soit soutenue et encouragée par l’Etat, et contractualisées avec les villes, les départements et les régions.

Sources(s) : Mon Projet / Le Parisien (23/03/07) / Discours Zénith (18/03/07) / Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Beau-parents

Je veux reconnaître la réalité des liens affectifs qui peuvent se créer entre un enfant et le conjoint de son parent biologique, par la création d’un statut du beau-parent. Ce statut permettra de reconnaître des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent dans le désintéressement, la générosité, la tendresse, des enfants qui ne sont pas les leurs. (…) Ce statut sera applicable aux couples de même sexe, mais aussi aux familles recomposées.

Sources(s) : Discours Nantes (15/03/07)

Bénévolat

Je veux transmettre la valeur de l’engagement et pour cela valoriser le bénévolat, un bénévolat régulier, qui n’est pas synonyme d’incompétence ou d’amateurisme. Je propose qu’une année de bénévolat dans une association ou dans un club donne droit à un stage de formation gratuit ; que 20 heures de bénévolat effectuées régulièrement chaque mois donne droit à 10% de points en plus aux examens ; que 10 ans de bénévolat donne droit à une année de cotisations de retraite. Je veux que la société valorise ceux qui se dévouent pour elle et sanctionne ceux qui ne respectent ni la loi, ni les autres, ni eux-même.

Sources(s) : Discours Nantes (15/03/07)

Biocarburants

Il faut résolument se tourner vers les bioénergies. L’agriculture a une carte à jouer, car les biocarburants sont de nouveaux marchés solvables. Il ne faut pas non plus oublier la forêt, pour son rôle dans la production de chaleur ou d’électricité, et la lutte contre l’effet de serre.
Les bioénergies, ce n’est pas une découverte pour les agriculteurs français. Cela fait longtemps qu’ils s’intéressent à cette question et qu’ils montent des projets. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une volonté politique forte pour que l’usage des bioénergies se répande vite dans notre pays et pour que des filières innovantes et compétitives puissent se développer. Je propose notamment que la fiscalité sur les produits et comportements écologiques soit systématiquement moins élevée.
Les bioénergies sont un moyen pour les agriculteurs de pouvoir retrouver de la valeur ajoutée. Mais ils ne le pourront que s’ils s’investissent dans l’aval des filières et qu’ils obtiennent une juste répartition de la richesse produite.
Mon objectif, c’est que l’adoption de comportements respectueux de l’environnement ne coûte jamais plus cher aux ménages et aux entreprises, mais au contraire qu’elle leur coûte moins cher. C’est pour cette raison que je propose la mise en place d’un crédit d’impôt environnement, allant bien au-delà des dispositifs existants, au profit des ménages, des entreprises et de tous les autres organismes qui investissent dans la recherche, dans la formation et dans des équipements permettant de réduire la consommation énergétique et de favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables. C’est pour cette raison également que je souhaite détaxer les biocarburants, mais aussi donner des avantages spécifiques aux propriétaires de véhicules propres, par exemple la gratuité du stationnement en ville.

Sources(s) : Interview Le Mag Cultures (février 2007) / Réponses CGPME

Biodiversité

Enfin, nous devons agir au niveau international pour que les grands pays s’engagent dans la réduction des gaz à effet de serre et la protection de la biodiversité.

Sources(s) : Mon Projet

Bioéthique

Le clonage thérapeutique reste pour le moment une théorie. Ne créons pas de faux espoirs à partir de prouesses scientifiques non réalisées à ce jour. La loi de 2004 permet concrètement la recherche sur les cellules souches embryonnaires à partir d’embryons surnuméraires. Il n’y a pas d’urgence – à ce jour – à modifier cette loi avant l’échéance de 2009. La recherche sur les cellules souches adultes doit par ailleurs être fortement encouragée.
Elle est prometteuse et constitue une vraie alternative au clonage thérapeutique et à l’utilisation d’embryons surnuméraires, car elle ne soulève pas les mêmes questions éthiques.

Sources(s) : Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)

Biotechnologies

Il faut favoriser le développement des jeunes entreprises innovantes en biotechnologies, en dynamisant l’environnement fiscal et financier dans lequel elles évoluent.

Sources(s) : Interview Pharmaceutiques (mars 2007)

Bouclier antimissile américain

Je trouve quand même préoccupant de ne pas discuter ensemble, avec nos partenaires européens, du système de défense antimissile que les Etats-Unis sont en train de mettre en place. Je ne vois pas comment on peut dire que c’est simplement le problème de la République tchèque ou de la Pologne et que ce n’est pas du tout celui de l’Europe, sauf à renoncer à toute ambition d’une politique européenne de la défense.

Sources(s) : Le Monde (16/04/07)

Bouclier fiscal

Pour redonner confiance aux investisseurs, (…) il faut d’abord réconcilier la France avec la réussite. Or, au-delà de notre culture collective, nous savons que l’une des difficultés concrètes est fiscale. C’est pour cela que j’ai toujours défendu l’idée d’un bouclier fiscal qui limite à un pourcentage donné les prélèvements qui peuvent s’accumuler, une année donnée, sur le revenu d’un même contribuable.
Je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné.

Sources(s) : Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007) / Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

Brevets

Le respect de la propriété intellectuelle est indispensable pour inciter les entreprises à innover, à améliorer leur compétitivité et accroître leurs parts de marché. Or le dépôt d’un brevet auprès de l’office européen des brevets est aujourd’hui trop coûteux, beaucoup plus que ne l’est le dépôt d’un brevet au Japon ou aux Etats-Unis, la différence tenant en partie aux obligations de traduction. Depuis 2000, un protocole a été conclu à Londres entre les principaux pays européens. Il conduit à alléger les obligations linguistiques, tout en confortant le français qui est l’une des trois langues officielles de l’office des brevets. Cet accord préserve, en outre, le droit de toute entreprise d’obtenir une traduction en français en cas de litige. Ce protocole devrait donc être à mes yeux ratifié dans les meilleurs délais par le Parlement français.

Sources(s) : Réponses CGPME