Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

D 28.05.07

Darfour

Je n’accepte pas que la mauvaise volonté du gouvernement soudanais à appliquer la résolution 1 706 et sa complaisance à l’égard des milices djandjawids nous transforment en témoins impuissants de l’horreur. Si je suis élu, je n’hésiterai pas à militer pour un durcissement décisif des sanctions contre tous les responsables de la prolongation du conflit. Des mesures immédiates s’imposent, comme le gel des avoirs ou le refus de délivrer des visas pour les individus impliqués dans les massacres. La France appliquera au besoin ces mesures avec ses partenaires européens ou à titre national.

Sources(s) : Le Monde (16/04/07)

Déchets nucléaires

Si le stockage des déchets nucléaires ultimes est contraignant, c’est grâce à l’énergie nucléaire que la France émet par habitant 21% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne mondiale. Pour cette raison, nous devons maintenir et renouveler notre parc nucléaire. C’est tout l’enjeu de la nouvelle génération de centrales EPR (dits de 3ème génération) qui devront être développées et implantées dans notre pays. Cet engagement est capital pour nous, mais il ne nous empêche pas d’être très exigeants quant au droit à l’information des Français sur les risques nucléaires et sur les politiques destinées à les prévenir.

Sources(s) : Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)

Déclaration de patrimoine

Je pense que l’équilibre actuel ( ndrl : qui oblige un certain nombre d’élus à déclarer leur patrimoine au début et à la fin de l’exercice de leur mandat) est le bon. Je suis pour la transparence, pas pour la surveillance et la suspicion. Etendre la transparence aux revenus et aux avantages en nature liés à la fonction, comme le propose Transparence Internationale, me paraît en revanche souhaitable.

Sources(s) : Questionnaire Organisation -Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)

Défense

Notre fierté repose sur la vocation particulière de la France dans le monde. Je ne transigerai pas avec les valeurs de notre pays, son indépendance et ses alliances. Je souhaite que la France pèse sur la scène mondiale et assume sa responsabilité dans la gestion des conflits mondiaux. Pour cela, je maintiendrai notre effort de défense au moins à son niveau actuel tout en adaptant notre stratégie à l’évolution des risques mondiaux.
Il serait imprudent de relâcher notre effort de défense. Si je suis élu Président de la République, je m’engage à maintenir notre effort au moins à son niveau actuel, afin de disposer de forces armées bien entraînées, bien équipées et aptes à assurer la protection de notre territoire, la sécurité des Français et la défense de nos intérêts dans des configurations très variées et s’il le faut loin de nos frontières. Le budget de la Défense ne constituera pas la variable d’ajustement des finances publiques. Consacrer de l’ordre de 2% du PIB à la Défense est à mes yeux un minimum dans un contexte aussi mouvant et imprévisible.
Notre politique de défense ne saurait se limiter à la seule question des moyens. Nous devons nous interroger plus régulièrement sur ses finalités, son adéquation avec nos besoins de sécurité et l’efficacité de sa mise en oeuvre.
J’entends renforcer les pouvoirs du Parlement en matière de contrôle des services de renseignement ; d’approbation de la présence et des modalités d’intervention de nos forces armées à l’étranger, au bout d’un certain délai à discuter ; de lancement des grands programmes d’armement ou encore de ratification des accords de défense.
Je souhaite que le président de la République puisse venir devant la représentation nationale pour présenter et expliquer ses grandes orientations de défense. Dans une démocratie moderne, il ne peut pas y avoir de domaines dont nous ne puissions pas parler.
Je souhaite la création, auprès du président de la République, d’un Conseil de sécurité nationale qui deviendra l’instance centrale d’analyse, de débat et de réflexion en matière de sécurité et de défense, en période normale comme en période de crise.

Sources(s) : Mon Projet / Conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07) / Journée UMP Défense (7/03/07)

Défense civile

Je propose la création d’une agence de défense civile chargée d’animer l’esprit de défense et de coordonner l’action des diverses composantes de notre société ainsi que des pouvoirs publics. Cette agence pourrait être rattachée au ministre de l’Intérieur, voire au Premier ministre, et s’appuyer sur le service civique pour étoffer les moyens d’intervention mobilisables en cas de besoin.

Sources(s) : Journée UMP Défense (7/03/07)

Délocalisations

Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. L’exemple d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous battre pour notre industrie.
L’Europe ne doit pas se résigner aux délocalisations, mais au contraire tout faire pour que l’activité se localise en Europe.

Sources(s) : Mon projet

Dépendance

Je souhaite ensuite mettre en oeuvre une grande politique de la fin de vie. Je veux que, dans la manière dont notre société prend en charge les personnes très âgées et lutte contre leur solitude, nous soyons un exemple de civilisation. Je lancerai un plan de prévention et de recherche sur les maladies de la vieillesse, notamment la maladie d’Alzheimer. Je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d’autonomie et garantir à tous les Français qu’ils pourront rester à domicile s’ils le souhaitent. Je veux enfin que chacun puisse prendre un congé rémunéré pour pouvoir s’occuper d’un proche en fin de vie.
Je veux que la France soit un modèle dans la prise en charge des personnes âgées et dépendantes. L’honneur d’une civilisation, c’est la manière dont elle s’occupe des plus fragiles d’entre nous : la petite enfance, les personnes handicapées, les malades, les personnes âgées.
Je veux créer une cinquième branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que nous devons créer, dans notre organisation administrative et sociale, un organisme dont le but sera de préparer notre pays au défi de la dépendance, et de veiller à ce que, sur tout le territoire, de manière égale, il existe les structures suffisantes pour prendre en charge les personnes en perte d’autonomie. Cet organisme aura des ressources spécialement affectées. C’est la seule manière de garantir que nous consacrons assez d’argent à cet enjeu.
Je veux que nous ayons deux objectifs. D’abord le droit absolu au maintien à domicile pour tous ceux qui le souhaitent. Rester chez soi, mourir dans le lieu qu’on a aimé, où l’on a vécu, c’est une liberté fondamentale.
Cela suppose de développer les aides ménagères ainsi que les aides médicales et paramédicales à domicile.
Ensuite, je veux que nous luttions contre la solitude des personnes âgées. Ne pas être seul, c’est encore plus important que d’être bien logé ou bien nourri. Je veux que nous « aidions les aidants à aider », c’est-à-dire à être présents auprès de leurs proches très âgés. Le rôle de la solidarité, c’est la prise en charge matérielle des personnes dépendantes. Le rôle des familles, c’est leur prise en charge affective. Nous créerons en particulier un congé rémunéré qui permettra à chacun d’entre nous de cesser temporairement son travail pour s’occuper d’un proche en fin de vie.
Et puis quand j’entends certains se demander ce qu’on va faire faire aux jeunes pour le service civique obligatoire, je me dis qu’il y a des gens qui n’ont pas beaucoup d’imagination. Eviter la solitude des personnes âgées, voilà une mission pour le service civique obligatoire, notamment en milieu rural. Si l’on arrivait à créer cette chaîne de solidarité entre les jeunes et les plus âgés, pour que les uns ne soient jamais seuls et pour que les autres élargissent les dimensions de leur coeur, eh bien je pense que nous aurions fait quelque chose de grand pour notre pays.

Sources(s) : Mon Projet / Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)

Dépense publique

La France doit réduire ses dépenses publiques mais elle n’a pas besoin d’une cure d’austérité de plus, elle a d’abord besoin d’une politique de réformes et de croissance.
Trouver des économies est possible à condition de traiter de l’emploi dans la fonction publique. Avec les retraites des fonctionnaires, il représente 45 % du budget. Je fais mien l’objectif de ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux. La moitié de la productivité ainsi gagnée doit servir à réduire les déficits, l’autre à augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Il faudra aussi supprimer tous les organismes inutiles, comme le Conseil monétaire de la banque de France, et faire une révision systématique de tous les programmes.
Nous ne voulons pas consacrer 5 milliards d’euro aux préretraites : nous voulons utiliser l’argent public pour créer de l’activité, pas pour empêcher les gens de travailler. Les 23 milliards de la formation professionnelle constituent un gisement de productivité considérable. Et il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d’activité. Dans notre société les devoirs doivent être la contrepartie des droits.

Sources(s) : Discours Charleville-Mézières (18/12/06) / Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

Dépression

A côté de la misère, de la pauvreté, je veux parler de la maladie, de la dépression, de ce qui atteint la personne au plus profond de son être, du regard que la société porte sur ces fléaux, sur cette souffrance qui n’est pas matérielle mais qui est humaine, qui est physique, qui est morale. La vie est devenue si lourde pour certains de nos compatriotes. Je veux engager puissamment la recherche médicale française vers le soulagement de ce mal dont on parle si peu mais qui est si présent pour les jeunes comme les moins jeunes et qui n’est rien d’autre que le mal de vivre.

Sources(s) : Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Désindustrialisation

Je ne peux accepter le gâchis de la désindustrialisation. Je ne peux accepter que tant d’hommes soient broyés par une logique économique à courte vue ou laissés pour compte parce qu’ils ne correspondent plus aux critères de performance à la mode. Je ne peux l’accepter parce que c’est un effroyable gaspillage humain et parce que la cohésion sociale est aussi un facteur de compétitivité. Je ne peux pas accepter l’idée d’abandonner à leur malheur des territoires et des hommes frappés par le sort alors que très souvent il suffirait de si peu pour les remettre en selle.Je propose que l’Etat se donne les moyens d’investir dans les bassins industriels en difficulté pour les réindustrialiser en y développant des activités nouvelles.

Sources(s) : Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

Désintensification de l’agriculture

Je ne crois pas à la désintensification. Je crois beaucoup plus à des démarches de progrès permettant un plus grand respect des ressources mobilisées, comme la terre ou l’eau. Le vrai défi de l’agriculture européenne, c’est de poursuivre dans la voie du développement en s’appuyant sur les résultats de la recherche. La France a la chance de disposer d’un grand réseau d’excellence scientifique : Inra, Cemagref, instituts techniques. Mobilisons ce potentiel pour que l’agriculture française et européenne relève le défi du développement durable et réponde à une demande mondiale croissante.

Sources(s) : Interview Le Mag Cultures (février 2007)

Détention

Je souhaite que notre pays progresse sur la voie des libertés. Plus aucun citoyen ne devra craindre d’être placé sans défense en prison comme cela s’est passé dans la terrible affaire d’Outreau. Je créerai une procédure d’habeas corpus, qui garantira que personne n’est envoyé, ni main maintenu en prison sans qu’une juridiction collégiale statuant en audience publique ne se soit prononcée. Je veux également réformer en profondeur nos prisons pour qu’elles soient un lieu de préparation de la réinsertion, pas un lieu d’aggravation de la relégation.

Sources(s) : Mon projet

Dette

La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit. Mais je veux aussi vous dire que la dette est la conséquence de l’échec de nos politiques antérieures. C’est pourquoi mon projet concilie trois objectifs : engager les réformes dont notre pays a besoin, baisser les impôts, réduire la dette et le déficit. Il est intégralement financé par des économies sur les dépenses existantes. Je ferai en sorte qu’à l’avenir il soit interdit de financer les dépenses de tous les jours par de la dette.
Je m’engage à ramener la dette en dessous des 60% du PIB d’ici 2012, et à créer les conditions qui nous permettent d’inscrire une « règle d’or » dans la Constitution: aucun déficit budgétaire autorisé si ce n’est pour des dépenses d’investissement. Cela ne peut se faire du jour au lendemain, car cela suppose des réformes et le rattrapage de notre retard, en particulier dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation.
La France doit réduire ses dépenses publiques mais elle n’a pas besoin d’une cure d’austérité de plus. Elle a d’abord besoin d’une politique de réformes et de croissance.
Ma stratégie économique, c’est de libérer les forces de travail en France pour créer ce point de croissance qui nous permettra de résoudre les questions de déficit.

Sources(s) : Mon Projet / Le Parisien (23/03/07) / Discours Charleville-Mézières (18/12/06) / Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Développement durable

Le plus grand enjeu de civilisation en ce début de XXIe siècle c’est de réussir à mettre l’économie, la science et la technique au service d’un développement durable.
Je propose de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques en changeant nos modes de décision, de production, de transport. En mettant des objectifs environnementaux dans la commande publique. En investissant massivement dans la recherche et le développement des énergies renouvelables et des énergies nouvelles. En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre.
Le développement durable doit devenir une dimension essentielle de toute l’action publique. Ce n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité. Mais ce que nous pouvons choisir, c’est d’en faire une chance pour la croissance et nos emplois. Je créerai un grand ministère du Développement durable, pour que l’environnement ait les moyens de ses ambitions.

Sources(s) : Discours St Etienne (09/11/06) / Mon Projet

Dialogue social

Je m’appuierai fortement sur le dialogue social, qui est un des grands manques de notre pays. Cela suppose de le moderniser profondément. Il faut que vous vous sentiez réellement représentés par vos syndicats et que vous puissiez, par votre vote, approuver ou sanctionner les décisions qu’ils prennent en votre nom. J’instituerai donc la liberté de présentation au premier tour des élections professionnelles et seuls les résultats des élections permettront de dire quels sont les syndicats représentatifs. Après huit jours de grève, un vote à bulletin secret sera obligatoire. Chacun pourra continuer à faire grève même en cas de vote négatif, mais une minorité ne pourra plus faire croire qu’elle représente l’avis de la majorité. (…) Dès l’été, une loi créera un service minimum garanti en cas de grève. En échange des efforts que je leur demanderai, nos fonctionnaires seront plus considérés, mieux payés et leurs carrières seront plus valorisantes.
Je souhaite que les cinq prochaines années soient celles d’une revitalisation profonde du dialogue social, parce que je suis convaincu que le temps de la démocratie sociale n’est pas un temps perdu, mais peut être du temps gagné si tout le monde joue le jeu. Je souhaite pour cette raison qu’une Charte du dialogue social, inscrite dans une loi organique, prévoit qu’avant toute réforme intervenant en matière de droit du travail, droit syndical, retraites, assurance-chômage, accidents du travail et formation professionnelle, le gouvernement laisse obligatoirement sa chance à la négociation entre les partenaires sociaux.

Sources(s) : Mon projet / Réponses CGPME

« Le dialogue social, heureusement rétabli, accouche d’un système hybride, qui ne simplifie pas les contrats de travail et n’instaure qu’une très partielle sécurisation des parcours professionnels. » Le Monde.fr 25/01/08

Discrimination

Quand on a un nom pas comme les autres, quand on a une couleur pas comme les autres ou quand on a une pratique sexuelle minoritaire ou vécue comme telle, quand on a un handicap. Cette discrimination, j’en suis tellement conscient que j’ai été le premier à défendre l’idée de la discrimination positive, pour compenser la discrimination négative. Pourquoi? Parce que je pense que sur la ligne de départ de la vie, on ne part pas tous du même point, il y en a qui partent de plus loin. Et qui n’y sont pour rien et ceux qui partent de plus loin, on doit les aider, alors les propriétaires ou les employeurs qui seraient responsables de discriminations sur le plan sexuel, sur le plan raciste, sur tous les plans tels qu’ils soient…condamnés.

Sources(s) : J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Discrimination positive

Si je suis élu je mettrai en oeuvre une politique de discrimination positive à la française, fondée non pas sur des critères ethniques qui nourriraient le communautarisme, mais sur des critères économiques et sociaux, parce que l’égalité républicaine ce n’est pas traiter également des situations inégales mais de donner plus à ceux qui ont moins, de compenser les handicaps.

Sources(s) : Discours Zénith (18/03/07)

Dissuasion

La dissuasion reste un impératif absolu. C’est l’assurance-vie de la Nation, la garantie qu’un autre Etat devra réfléchir avant de s’en prendre à la France sauf à s’exposer à une sanction immédiate et hors de proportion avec les avantages recherchés. Cette garantie pourra bénéficier à nos voisins européens, dans des conditions qui, s’ils le souhaitent, pourraient être définies avec eux. Il ne s’agit en aucun cas d’imposer quoi que ce soit. Il s’agit simplement de réfléchir au fait que les intérêts vitaux de la France ne se réduisent pas à la seule dimension de l’hexagone.
C’est un sujet important, nous en débattrons et nous verrons. Mais je crois qu’il faut être capable d’ouvrir les bras et de dire que la France, puissance nucléaire, qui fait un tel effort pour sa défense, est également le coeur de la défense européenne.

Sources(s) : Journée UMP Défense (7/03/07)

Données personnelles

Le développement des fichiers, d’Internet, et des multiples applications numériques dans la vie quotidienne, je pense au dossier médical personnel par exemple, rend le rôle de la CNIL de plus en plus important. Elle doit disposer des moyens nécessaires à ses missions, ce qui n’est pas le cas pour le moment. Mais elle doit aussi veiller à ce que ses décisions soient strictement inspirées par la recherche de l’intérêt général et non par quelques positions particulières ou dogmatiques.
Je ne pense pas que la vie privée soit correctement protégée sur Internet. Nous sommes devant des questions nouvelles, dans un univers technologique qui évolue très vite. La réflexion qui est actuellement en cours à l’échelle européenne sur ce point devra donc être poursuivie et, même si c’est un sujet complexe, des mesures conciliant la liberté de l’Internet et la protection de la vie privée devront être prises.

Sources(s) : Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007) / Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)

Dopage

J’ajoute un point très douloureux, celui du dopage. Imaginez les progrès que nous ferons dans la lutte contre le dopage, c’est-à-dire contre les tricheurs, si nous mettons santé et sport dans un même pôle, c’est-à-dire que pour la première fois le ministre des Sports aura les manettes pour appuyer sur le ministère de la Santé pour obtenir des contrôles, une équité, une droiture.
Alors, à ce moment-là, on change tout et l’on « deghettoïse » le sport.

Sources(s) : Rencontre avec les sportifs (15/04/07)

Droit à l’image

Le droit à l’image est un droit fondamental. Pour autant, je suis prêt à reconnaître que le régime actuel n’est pas pleinement satisfaisant, notamment parce que l’utilisateur d’une image, qu’il en soit ou non l’auteur, doit s’assurer que les personnes ou les propriétaires des biens représentés ont bien approuvé expressément l’utilisation en cause, et que cette autorisation peut être difficile à obtenir. Je pense que l’on peut trouver un meilleur équilibre entre le droit à l’image et la liberté d’information en prévoyant que l’action en justice pour revendiquer le droit l’image soit subordonnée à la preuve d’un agissement fautif et d’un réel préjudice. Je reste toutefois fortement attaché à la préservation de la dignité des personnes.

Sources(s) : Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)

Droit à la formation

Pour garantir l’égalité des chances et permettre à chacun de s’adapter aux évolutions de l’économie, nous créerons un compte individuel d’épargne de formation, afin que chacun puisse, à tout moment de sa carrière, suivre une formation vraiment qualifiante lui permettant de changer de métier, de secteur ou d’atteindre une qualification supérieure.
Je mettrai en oeuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi.
Je souhaite proposer aux femmes qui veulent travailler, une fois que les enfants sont grands, d’accéder à une formation qualifiante d’un an, rémunérée.

Sources(s) : Extrait mon projet / Discours Zénith (18/03/07) / Interview Femme Actuelle (26/03/07) / Mon Projet

Droits d’auteur I

La loi affirme que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être respectés dans le monde numérique. C’est le socle essentiel à toute création et je reste opposé à une licence dite « globale » qui revient à spolier les créateurs à l’heure où l’essentiel de la distribution des oeuvres bascule sur l’Internet. Grâce à cette affirmation, des offres légales apparaissent aujourd’hui sous de multiples formes, y compris le P2P autorisé par les ayant-droits et c’est la véritable solution au problème du téléchargement illégal.
En matière de sanctions, j’ai toujours plaidé pour un régime proportionné : le bilan de son application, prévu par la loi, sera réalisé fin 2007, et il faudra agir en fonction de ses conclusions. L’interopérabilité est un objectif essentiel car elle détermine les usages autorisés des oeuvres acquises. Je souhaite qu’elle devienne une priorité stratégique industrielle européenne.

Sources(s) : Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)

Droits d’auteur II

J’ai pris position avec force pour le respect du droit d’auteur dans tous les domaines, musique, films, livres. Je veux redire ici que je continuerai à me battre pour le respect de ce droit, car la rémunération du travail des auteurs, des artistes, des producteurs est aussi juste que nécessaire. Nous pourrons faire, fin 2007, un état des lieux de la loi relative aux droits d’auteurs et droits voisins dans la société de l’information, loi que je salue, et en particulier évaluer les conséquences de la suppression par le Conseil Constitutionnel du dispositif de riposte graduée qui divisait votre communauté. Et je me réjouis que la loi du 5 mars dernier ait organisé la contribution des fournisseurs d’accès à Internet et des opérateurs de téléphonie mobile à l’aide à la création, musique et cinéma, car il me semble normal que les nouveaux supports de diffusion participent également au financement des comptes de soutien.
La loi affirme que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être respectés dans le monde numérique. C’est le socle essentiel à toute création et je reste opposé à une licence dite « globale » qui revient à spolier les créateurs à l’heure où l’essentiel de la distribution des oeuvres bascule sur l’Internet. Grâce à cette affirmation, des offres légales apparaissent aujourd’hui sous de multiples formes, y compris le P2P autorisé par les ayant-droits et c’est la véritable solution au problème du téléchargement illégal. En matière de sanctions, j’ai toujours plaidé pour un régime proportionné : le bilan de son application, prévu par la loi, sera réalisé fin 2007, et il faudra agir en fonction de ses conclusions. L’interopérabilité est un objectif essentiel car elle détermine les usages autorisés des oeuvres acquises. Je souhaite qu’elle devienne une priorité stratégique industrielle européenne.
Je souhaite que l’Europe développe sa propre industrie des dispositifs de protection des oeuvres. Il faut que, parallèlement, les industries culturelles affectées par Internet soient aidées pour réussir leur évolution. Ce qui signifie, pour le disque, qu’il faut aider à la numérisation des oeuvres et développer toutes les formes de diffusion légale. Réfléchir à des aides sociales pour soutenir l’emploi dans la filière musicale. Examiner l’ensemble des règles fiscales applicables à ce secteur, afin de les adapter dans ce contexte de complète mutation.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07) / Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)

Droits de douane

Je propose un système d’exonération des droits de douanes pour les matières premières et les produits semi-ouvrés afin de favoriser les activités de transformation et donc d’intégration de valeur ajoutée
localement. Enfin, je pense qu’il serait judicieux de mettre en place un mécanisme de crédit d’impôt majoré à l’exportation.

Sources(s) : Discours Guadeloupe (23/03/07)

Droits de l’homme

Les droits de l’homme sont, pour toutes les démocraties du monde, à la fois un point de départ et un horizon qui se déploie toujours devant eux. La France ne fait pas exception, et il appartiendra au prochain président de lui faire franchir de nouvelles étapes dans la préservation et la conquête des libertés.
Je veux être le Président d’une France qui se sente solidaire de tous les proscrits, de tous les enfants qui souffrent, de toutes les femmes martyrisées, de tous ceux qui sont menacés de mort par les dictatures et par les fanatismes. Le Darfour est un scandale inacceptable, la Tchétchénie une horreur, les infirmières bulgares en Lybie, une barbarie, Ingrid Bettancourt dans la jungle colombienne une tragédie. Président de la République, je ne me taierai pas devant ces insultes aux droits de l’homme.
Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques.
Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes.

Sources(s) : Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07) / Discours Zénith (18/03/07) / Mon Projet

Droits de mutation

La fiscalité doit être adaptée pour encourager l’accession à la propriété. (…) Cela passe par la suppression des droits de mutation, dès lors que les transactions sont liées à une mobilité imposée, telle que la perte d’emploi, le déménagement professionnel, etc.
Je propose que pour ces commerces dit de bouches, qui disparaîssent, quand ils vendent les droits de mutation soient supprimés lorsqu’ils vendent à un commerce de la même catégorie.

Sources(s) : Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006) / J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Droits de succession

Quand on a travaillé dur toute sa vie, qu’est-ce qui donne du sens à la vie ? C’est de faire que ses enfants commencent un peu plus haut que soi-même on a commencé. Eh bien je ne vois pas pourquoi on devrait payer des impôts sur les successions ou sur les donations.
Dès le mois de juillet, je supprimerai les droits de succession et de donation. Cette mesure concerne 95% des foyers. Je m’y engage.
L’injustice des droits de succession entre époux, alors qu’une femme est solidaire de la dette fiscale de son mari. Je supprimerai les droits de succession entre époux. Et je supprimerai la solidarité fiscale qui pèse sur tant de femmes doublement victimes des indélicatesses de leur mari à l’égard du fisc et de leur infidélité conjugale.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07) / Interview Femme Actuelle (26/03/07) / Rencontre « Femmes et égalité des chances » (06/04/07)

Droits des femmes

Dans l’élan de la pensée des Lumières, la France a fait des droits de l’homme une valeur universelle. Je vous propose qu’elle s’engage aujourd’hui dans le combat pour les droits des femmes.
Dans le monde entier, la parole de la France est celle de la liberté, de l’humanisme, du respect des droits de l’homme. C’est une parole espérée par ceux qui attendent la démocratie et crainte par ceux qui ne l’aiment pas. Eh bien, je veux dire ce soir que nous serons à la hauteur de notre réputation. Nous ferons du prestige de la France le levier d’un combat en faveur des femmes. Parce que quand la France se tait, c’est l’injustice et la haine qui en profitent. Alors que quand la France parle, le monde entier devient meilleur.
Mes chers amis, je veux que la France s’investisse dans le combat pour le droit des femmes. Je veux aussi qu’elle s’inspire de leurs valeurs.
Les valeurs des femmes, c’est la générosité, le don de soi, le travail, l’engagement, la famille, la paix, la vie. Ces valeurs, je veux les mettre au coeur de la société.

Sources(s) : Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)

Dumping social

L’Europe doit protéger et pour cela je proposerai à nos partenaires d’instaurer une préférence communautaire qui permette de faire face à la concurrence déloyale et de s’opposer aux dumpings.

Sources(s) : Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)