Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

F 26.05.07

Famille

On a pris l’habitude de dire que l’autorité, le respect, le mérite n’étaient pas des valeurs importantes. Je considère que ce sont des valeurs fondamentales sans lesquelles il n’y a pas de société possible. Nous devons tout faire pour que les familles, l’école, la société dans son ensemble soient de nouveau des lieux de transmission de ces repères. Si je suis élu, je soutiendrai fortement toutes les familles, sans a priori, car elles sont le premier lieu d’éducation et de solidarité. J’aiderai celles qui ont des difficultés à assumer leur mission éducative et responsabiliserai celles qui y renoncent par la mise sous tutelle des allocations familiales. Je ne crois pas qu’il soit du rôle de la loi d’affirmer qu’une famille, cela peut être un père et une mère, mais aussi deux mères ou deux pères. Je veux, en revanche, reconnaître la sincérité de l’amour homosexuel, en créant une union civile donnant les mêmes droits aux couples de même sexe qu’aux couples mariés, à l’exception de la filiation et de l’adoption, ainsi qu’un statut de beaux-parents, valable pour les familles recomposées et homoparentales. J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant. La garde des enfants ne sera plus un obstacle au travail des femmes. J’allouerai des droits sociaux et des droits à la retraite à ceux qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants ou qui s’occupent d’une personne handicapée. Je supprimerai les droits de donation et de succession pour que les familles, à l’exception des plus riches, puissent transmettre librement le fruit du travail de toute leur vie à leurs enfants.

Sources(s) : Mon Projet

Fédérations sportives

Le sport est devenu une véritable industrie par les enjeux économiques et sociaux internationaux. Il faut sortir de la logique où l’on considère que, pour pouvoir diriger une fédération, il faut soit avoir des moyens personnels considérables et être dégagé de toute obligation professionnelle, soit être à un âge où l’on a le choix entre une retraite paisible ou une activité bénévole. (…) Le sport ne peut pas avoir de tels enjeux et ne pas être professionnalisé dans sa gestion et dans son approche. Ce n’est pas parce que c’est du sport amateur que la question tourne autour du seul bénévolat. Ceux qui se dévouent pour le sport méritent d’en être récompensés. Comment ?
Je souhaite d’abord que les dirigeants des fédérations puissent être rémunérés pour le travail qu’ils font.
Porter, diriger une fédération est un travail à temps complet qui mérite d’être rémunéré et pas par de petits arrangements. (…)
Je veux que chaque fédération, dans chaque sport, puisse se donner les meilleurs pour les diriger. Et qui peut me dire que nous pouvons avoir les meilleurs pour incarner son sport si nous ne les payons pas ?
Quelle drôle d’idée que de voir l’argent rentrer dans le sport et considérer que les dirigeants, qui animent un sport, le portent, défendent son image et l’organisent, eux, n’ont pas vocation à être rémunérés. Que la rémunération d’un dirigeant ferait en sorte que l’enthousiasme de ce dirigeant ne serait pas aussi noble. C’est faux !
À la tête de nos fédérations, nous avons besoin de dirigeants professionnels, engagés et de qualité.
Et que soit faite une place spécifique aux anciens champions au sein des conseils d’administration de nos fédérations. Que celui qui a tout reçu de son sport, qui lui a tout donné, ne puisse pas s’investir dans le sport qui a été sa vie est un désastre. (…)
Il ne faut pas avoir peur de rémunérer les gens pour le travail qu’ils font.

Sources(s) : Rencontre avec les sportifs (15/04/07)

Femmes

Depuis qu’en 1944, le général de Gaulle a fait entrer les femmes de plain-pied dans la République en leur donnant le droit de vote, les progrès ont été bien insuffisants. (…) Malgré la loi sur la parité, malgré la loi sur l’égalité professionnelle, les femmes ne sont pas encore des citoyennes à part entière dans notre République.
Je veux un État exemplaire en matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et on est encore bien loin du compte.
Je veux que dans les conseils d’administration des entreprises publiques il y ait au moins 50% de femmes.
Je veux que le principe de la parité tel qu’il s’applique à la politique s’applique aussi aux représentants du personnel dans les entreprises.
Je veux que le temps passé à l’éducation des enfants soit pris en compte pour le calcul des retraites, que les femmes aient continué de travailler en les élevant aient cessé de travailler pour les élever.
Je veux que les femmes qui ont cessé longtemps de travailler pour élever leurs enfants et qui se séparent de leur mari soient davantage aidées pour retrouver un emploi.
Je veux que les femmes au chômage qui cherchent un emploi aient le droit de faire garder leurs enfants comme les femmes qui travaillent.
Je veux que la violence conjugale soit plus durement réprimée et que les femmes qui en sont victimes soient mieux accompagnées.
Je veux répéter qu’aucune coutume, aucune culture d’origine, aucune pratique religieuse ne saurait en France autoriser quiconque à proclamer l’infériorité intrinsèque de la femme.
Je veux que partout en France les femmes soient libres de se promener en jupe, libres de vivre comme elles l’entendent, libre de se marier à leur guise.
Je veux que les femmes, notamment les mères isolées, soient spécialement aidées à retrouver des emplois stables à temps complet.

Sources(s) : Discours Périgueux (12/10/06) / Mon projet

Filière bois

La France a un rôle fort à jouer dans la promotion de la filière bois. Le développement de la maison en bois pourrait être le signal de celle ambition. À cette fin, je crois que nous devons nous doter d’un plan d’ensemble, élaboré dans le cadre d’une grande concertation, qui permettra de valoriser la filière bois dans la création d’un puits de carbone et de soutenir cette activité.

Sources(s) : Interview Architecture Bois (avril 2007)

Finances publiques

La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit. Mais je veux aussi vous dire que la dette est la conséquence de l’échec de nos politiques antérieures. C’est pourquoi mon projet concilie trois objectifs : engager les réformes dont notre pays a besoin, baisser les impôts, réduire la dette et le déficit. Il est intégralement financé par des économies sur les dépenses existantes. Je ferai en sorte qu’à l’avenir il soit interdit de financer les dépenses de tous les jours par de la dette.

Sources(s) : Mon projet

Fiscalité

Tout doit être fait pour permettre à nos PME de grandir et pour que notre pays crée les centaines de milliers d’emplois qui peuvent l’être dans les nouveaux segments de l’économie. Je rapprocherai la fiscalité des entreprises de la moyenne européenne car il est évident que personne ne viendra créer des emplois chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d’Europe. Je ferai tout pour réduire la fiscalité qui pèse sur le travail.
Nous devons avoir une politique fiscale. Le grand problème fiscal de la France, c’est le poids de la fiscalité qui pèse sur le travail et sur les fruits du travail. Je veux taxer la pollution et expérimenter la TVA sociale. Je veux réduire ou changer les prélèvements qui frappent le fruit du travail (succession, ISF, bouclier fiscal à 50% comprenant la CSG et la CRDS). Je veux enfin rapprocher la fiscalité qui pèse sur les entreprises de la moyenne européenne.

Sources(s) : Mon Projet / Conférence de presse (02/04/07)

Fiscalité écologique

Je souhaite que la responsabilité de ceux qui polluent puisse être mise en cause de manière illimitée. Je créerai une fiscalité écologique pour inciter les Français à adopter des comportements vertueux, notamment une TVA à taux réduit sur les produits propres.

Sources(s) : Mon Projet

Fonction publique

Je veux que nos grandes administrations deviennent de véritables partenaires de la réussite des entreprises.
Il faut mettre un terme à la logique de défiance qui existe à l’égard des PME. Je le dis franchement : il est injuste que l’Administration traite à la même enseigne la grande majorité des entreprises de bonne foi et l’infime minorité de celles qui trichent sciemment. L’Administration ne peut plus se cantonner dans un pur rôle de contrôle et de sanction vis à vis d’entreprises toutes supposées fraudeuses.
Pour opérer ce bouleversement dans nos habitudes, il est nécessaire que ces administrations, et leurs agents, soient demain évalués sur leur capacité à rendre à tous un service de qualité, sur la rapidité des réponses données aux entreprises, et non plus sur le seul montant des redressements opérés ou sur les procès-verbaux dressés.

Sources(s) : Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)

Fonctionnaires

En échange des efforts que je leur demanderai, nos fonctionnaires seront plus considérés, mieux payés etleurs carrières seront plus valorisantes.
Je veux signer un contrat de progrès avec les fonctionnaires : des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, plus considérés, plus autonomes, aux carrières plus variées grâce à une organisation en métiers, en contrepartie de services publics plus efficaces qui s’adaptent aux besoins et aux attentes des usagers.
On ne refera pas l’Etat sans les fonctionnaires. A fortiori contre eux. Je veux le redire: je n’aime pas la façon dont on parle des fonctionnaires dans notre pays.
Chercher à faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite des politiques dont ils ne sont en rien responsables est indigne.
Les fonctionnaires sont comme tout le monde, ils veulent être reconnus et ils veulent être respectés. Ils sont prêts au changement mais ils veulent y être associés.
Au fonctionnaire qui subit depuis des années l’érosion de son pouvoir d’achat, je dis ma volonté qu’il y ait moins de fonctionnaires mais qu’ils soient mieux payés et mieux considérés.
Au fonctionnaire qui se sent démotivé parce que ses efforts ne sont jamais récompensés je dis que mon objectif est que le mérite soit reconnu et les gains de productivité partagés. Je lui dis que je ne veux pas que la seule voie de réussite soit celle des concours et des examens mais que l’expérience et le mérite, cela doit compter aussi.
Au fonctionnaire qui souffre de la désorganisation créée par les 35 heures, en particulier à l’hôpital, je dis que mon objectif est la remise à plat complète des 35 heures dans le secteur public de sorte que ceux qui veulent travailler davantage pour gagner davantage aient le droit de le faire.
Au fonctionnaire de police, au professeur, à l’agent hospitalier, au chauffeur de bus, au contrôleur de la SNCF qui se font insulter, agresser, menacer, je dis que cette violence dont ils sont les victimes est inacceptable, parce qu’ils ont droit à leur dignité et parce qu’à travers eux c’est à l’autorité de l’Etat qu’on porte atteinte, c’est la République qu’on offense.
Un système gagnant-gagnant « Je suis le seul candidat à avoir dit : il y a 450 000 fonctionnaires qui partent à la retraite d’ici à 2012, il faut qu’on en remplace un sur deux. On ne licencie personne. On en remplace un sur deux. (…) ».. « on ne peut pas continuer à embaucher sans cesse plus alors qu’entre temps il y a eu l’Europe, la décentralisation, l’informatique, l’Internet, les nouvelles techniques de communication. « Depuis 1980 on a créé 1 million de postes de fonctionnaires dans notre pays. (…) Comme il y a beaucoup de fonctionnaires, ils sont mal payés, mal considérés, mal respectés. Je veux donc qu’on économise en remplaçant un fonctionnaire sur deux et que la moitié des gains de productivité on les rende aux fonctionnaires sous forme d’augmentation de leur pouvoir d’achat ».

Sources(s) : Mon Projet / Conférence de presse (02/04/07) / Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07) / Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Formation

Pour garantir l’égalité des chances et permettre à chacun de s’adapter aux évolutions de l’économie, nous créerons un compte individuel d’épargne de formation, afin que chacun puisse, à tout moment de sa carrière, suivre une formation vraiment qualifiante lui permettant de changer de métier, de secteur ou d’atteindre une qualification supérieure.
Je mettrai en oeuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi.
Je veux lever les tabous de notre système de formation professionnelle : trop de dépenses de gestion, trop de gaspillages, trop d’opacité, trop d’argent pour former ceux qui sont déjà qualifiés, pas assez pour ceux qui ne le sont pas. La création d’un compte individuel de formation professionnelle permettant à chacun, lorsqu’il en a besoin, de bénéficier d’une formation suffisamment longue pour être qualifiante, entraînera une profonde modernisation de nos structures de formation professionnelle.
Je souhaite proposer aux femmes qui veulent travailler, une fois que les enfants sont grands, d’accéder à une formation qualifiante d’un an, rémunérée.
L’ordinateur n’est pas un minitel évolué, c’est une porte ouverte sur le monde, avec ses richesses, mais aussi ses risques. Je ferai de la formation numérique une priorité. Je réviserai profondément les programmes et référentiels, trop centrés sur la pratique à l’heure où c’est par la connaissance de la technique qu’on s’affranchit de ses contraintes. J’engagerai aussi une politique adaptée aux besoins de ceux qui ont du mal à franchir le pas du numérique, je pense notamment aux seniors, souvent déroutés face à ces nouvelles technologies, aux foyers ou aux étudiants à faibles revenus et aux TPE et PME qui les négligent faute de temps alors que c’est une condition du maintien et du développement de leur activité.

Sources(s) : Mon Projet / Discours Zénith (18/03/07) / Conférence de presse (02/04/07) / Interview Femme Actuelle (26/03/07) / Tribune journal du net (20/04/07)

Fracture numérique

L’accès au haut et très haut débit doit être reconnu comme une obligation de service public sur tout le territoire. La politique de couverture en haut débit d’ores et déjà engagée doit se poursuivre pour couvrir réellement la totalité du territoire, ce qui n’est pas le cas à ce jour. Un cadre réglementaire favorable aux investissements en très haut débit par les opérateurs sera mis en place.
Tous les Français n’ont pas les moyens d’acquérir un ordinateur, ni le temps d’acquérir les connaissances nécessaires à sa bonne utilisation. Je ne veux pas de « laissés pour compte » du numérique, qu’ils soient seniors, sans emploi, étudiants, personnes isolées, ou autres. C’est pourquoi je souhaite renforcer considérablement l’usage d’Internet dans l’éducation ; mais aussi créer un véritable réseau de formation de proximité à l’Internet, appuyé par exemple sur le réseau des points d’accès publics à l’Internet.
Lutter contre les inégalités numériques est un impératif. Tous les Français, quel que soit le lieu où ils vivent ou travaillent, doivent avoir accès au haut débit à 1 mégabit minimum, demain au très haut débit. Mais l’accès ne sert à rien sans équipement et la France accuse un retard urgent à combler. Je m’assigne le triple objectif de 100% des écoles connectées en haut débit et 100% des universités en WiFi, de doubler le nombre de foyers équipés et de créer un point d’accès public à internet dans au moins un tiers de nos communes. Parmi les moyens pour l’atteindre, je favoriserai les offres matérielles premier-prix, pour lesquelles les logiciels libres sont un véritable atout. Je sais qu’il est aujourd’hui possible d’avoir sur le marché des offres à moins de 500 euros, voire beaucoup moins au travers de solutions telles que le recyclage informatique par exemple.

Sources(s) : Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007) / Interview dans le magazine Internautes Micro (mars 2007) / Tribune journal du net (20/04/07)

Français

Etre Français c’est aimer la France, c’est vouloir la République, c’est respecter l’Etat.
Etre Français c’est prendre en partage l’histoire de la France et les valeurs de la France.
Etre Français c’est penser qu’au-delà de la droite et de la gauche, au-delà des partis, au-delà des croyances, il y a quelque chose de plus grand qui s’appelle la France.
Je veux dire à tous les Français que la France est plus forte quand elle est unie, que la désunion des Français a toujours causé l’affaiblissement de la France, que lorsque la France est faible c’est chacun d’entre nous qui se trouve affaibli.
Etre Français c’est se sentir l’héritier d’une seule et même histoire dont nous avons toutes les raisons d’être fiers. Si on aime la France, on doit assumer son histoire et celle de tous les Français qui ont fait de la France une grande nation.
Si je suis élu, je ne cesserai d’affirmer notre fierté d’être français. Notre fierté repose ensuite sur notre langue et notre culture, immense. Je défendrai la langue française dont j’ose affirmer qu’elle est un bien pour l’humanité, ainsi que le rayonnement de notre culture dans le monde.

Sources(s) : Discours de Caen (09/03/07) / Mon Projet

France

J’aime cette France de toutes les couleurs et de toutes les religions où s’entremêlent tant d’histoires, de souvenirs et de cultures. J’aime cette France de la diversité, des différences et des mélanges. Et parce que je l’aime, parce que je la respecte, je ne veux pas la laisser caricaturer par une minorité qui ne lui ressemble pas, qui ne cherche qu’à attiser la violence et la haine.

Sources(s) : Discours Zénith (18/03/07)

Franchise Santé

La logique de ma proposition est la responsabilisation de tous sur l’ensemble des soins. Aujourd’hui, les seules personnes responsabilisées sur leur consommation de soins sont les 10% de Français qui n’ont pas de couverture complémentaire parce qu’ils sont souvent juste au-dessus des seuils d’attribution de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire. Avec la franchise que je propose, qui n’est pas une franchise à l’acte mais une franchise annuelle, chacun sera amené à contribuer personnellement, mais de façon modeste, à sa propre consommation. Cela me paraît être la moindre des choses pour un bien aussi essentiel que la santé.
Cette franchise ne sera remboursée ni par les régimes obligatoires, ni par les organismes complémentaires. Elle sera en revanche plafonnée annuellement et un nombre limité de personnes, par exemple les enfants et les titulaires du minimum vieillesse, pourront en être exonérées. Cette franchise se substituera au 1% forfaitaire et aux augmentations régulières de ticket modérateur.

Sources(s) : Interview Panorama du médecin (mars 2007)

Francophonie

Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l’action culturelle de la France à l’étranger et l’aide à la création, parce que c’est par la création que le Français rayonne.
Je veillerai à ce que dans les entreprises installées sur le territoire français la langue de travail soit le Français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue.
Je me battrai pour que, dans les instances européennes et à l’ONU, le Français continue d’être employé. Ce sera naturellement une obligation absolue pour tout représentant de la France dans des organisations internationales.
Je veux qu’on enrichisse les programmes scolaires d’un volet francophone significatif et que, dans les villes, on crée des maisons de la francophonie, lieux vivants d’arts et de culture, où les jeunes pourront « toucher du doigt » l’originalité des cultures francophones. Il est également important de leur permettre de découvrir la richesse des cultures du Sud avec un service civique assorti d’un volet francophone.
Dans l’enseignement supérieur, il est urgent de commencer à réfléchir à la création de chaires francophones, quasi inexistantes en France, afin de retenir des talents littéraires comme Maryse Condé, Alain Mabanckou ou Achille Mbembe, qui ont fini par s’exiler aux Etats-Unis

Sources(s) : Discours Besançon (13/03/07) / Tribune dans Le Figaro (22/03/07)

Fraternité

Dans les valeurs de la République, la fraternité n’est pas une valeur moins importante que les autres. C’est la plus importante de toutes. (…) Je veux remettre la fraternité au coeur de la politique. Ce n’est pas démodé. Ce n’est pas l’affaire de la société civile. Ce n’est pas seulement la préoccupation du monde associatif. Ce doit être le combat d’un Président de la République : la Fraternité !
La fraternité pour moi c’est que les accidentés de la vie soient secourus. C’est que les malades puissent avoir une vie sociale normale, qu’ils puissent se loger, travailler, emprunter aux mêmes conditions que les autres avec s’il le faut une caution publique. C’est que le plein emploi soit atteint pour que tout le monde puisse travailler, puisse nourrir sa famille, élever ses enfants. C’est que celui qui travaille dur puisse se loger décemment.
Je rêve que le peuple français tout entier se lève pour que la fraternité ne soit plus seulement un mot gravé sur le fronton des mairies mais devienne une réalité entre les hommes et les femmes de notre pays.
Je rêve qu’un jour tous les enfants dont les familles sont françaises depuis des générations, tous les enfants de rapatriés et de harkis, tous les enfants d’immigrés, tous les petits-enfants d’Italiens, de Polonais et de Républicains espagnols, tous les enfants catholiques, protestants, juifs ou musulmans puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve que vous viviez dans une France où personne ne soit jugé sur la couleur de sa peau ou sur sa religion ou sur l’adresse de son quartier, mais sur la nature de son caractère.
Je rêve que tous les enfants de tous les quartiers, de toutes les couleurs, de toutes les religions qui habitent ce pays qui est le leur puissent partager la même fierté d’être Français, les mêmes rêves et les mêmes ambitions, qu’ils aient le sentiment de vivre dans le même pays avec les mêmes chances et les mêmes droits.
Je rêve d’une France où chacun trouve sa place, où les professeurs n’aient plus peur de leurs élèves, où les adultes n’aient plus peur des jeunes, où les jeunes n’aient plus peur de devenir adultes, où les parents n’aient plus peur que leurs enfants vivent moins bien qu’eux, où l’ouvrier ne vive plus dans la hantise des délocalisations, où la différence ne soit plus vécue comme un danger mais comme une richesse, où l’avenir ne soit plus une menace mais une promesse.

Sources(s) : Discours Zénith (18/03/07)

FRAUDES POLITIQUES

> Le sulfureux maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann, aurait commandité la création d’un fichier électoral à caractère ethnique, classé en toute illégalité par pays de naissance. Article

Frontières de l’Europe

Je veux une Europe qui ait une existence politique, et qui ait une identité, et par conséquent une Europe qui ait des frontières. Je veux une Europe où tous les pays du monde, fussent-ils démocratiques, n’aient pas vocation à entrer. La Turquie, qui n’est pas un pays européen, n’a pas sa place à l’intérieur de l’Union Européenne. L’Europe sans frontière c’est la mort de la grande idée de l’Europe politique. L’Europe sans frontière c’est le risque de la voir condamnée à devenir une sous-région de l’ONU. Je ne l’accepte pas.

Sources(s) : Discours Strasbourg (21/02/07)