Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

H 24.05.07

Handicap

Je veux que nous ayons l’argent nécessaire pour mener de grandes politiques de solidarité. Je veux en citer trois plus particulièrement. La première concerne les personnes handicapées. Elles nous apprennent le courage et c’est pourquoi je veux absolument que nos enfants soient scolarisés dans les mêmes écoles que les enfants handicapés. Elles nous rappellent ce qui est vraiment important dans l’existence. Je veux rendre opposables devant les tribunaux un certain nombre de droits qui les concernent, notamment l’accès aux transports et aux bâtiments publics. Leur insertion dans le monde du travail sera pour moi une priorité et je leur ouvrirai les portes de l’enseignement supérieur.
J’ai la conviction profonde que le handicap enrichit celui qui le côtoie. C’est pourquoi j’ai toujours pensé que la société avait le devoir de garantir aux personnes handicapées les mêmes conditions d’existence qu’aux personnes valides, et à ces dernières, la chance de pouvoir apprécier le courage et la volonté des personnes handicapées. A l’école, au travail, dans les loisirs : la place des personnes handicapées est au milieu des personnes valides, ni plus, ni moins.
Je considère, d’abord, que l’Allocation Adulte Handicapé ne permet pas de vivre décemment, elle n’atteint même pas le seuil de pauvreté, et, au nom de la solidarité la plus élémentaire, je propose d’en revaloriser le montant de 25%. Je veux ensuite encourager et reconnaître le mérite des personnes handicapées qui décident de reprendre un emploi, en mettant en place un revenu de solidarité active, c’est-à-dire une allocation qui permette de toujours garantir un vrai supplément de revenu entre celui qui travaille et celui qui ne travaille pas.
Je suis choqué lorsque des entreprises préfèrent payer une amende plutôt que d’embaucher au moins 6% de personnes handicapées, et scandalisé que les administrations ne respectent pas le quota de 6%. J’ai moi-même quadruplé, en trois ans, le nombre de personnes handicapées employées par le Conseil général des Hauts-de-Seine. Je ferai tout pour que le seuil de 6% soit atteint. Pour les services de l’Etat, ce sera pour moi un impératif. J’entends bien convaincre aussi les collectivités locales et les entreprises. Je veux favoriser l’accès des personnes handicapées aux établissements d’enseignement supérieur où elles sont beaucoup trop peu présentes. Cette égalité de droits, je veux d’ailleurs l’étendre à tous les domaines de la vie quotidienne. C’est pourquoi je veux rendre opposables devant les tribunaux les principes d’accessibilité des bâtiments publics et de scolarisation des enfants handicapés dans les établissements ordinaires. Chaque collectivité doit assumer sa part de responsabilité et financer les éventuelles mises en conformité des bâtiments ou des moyens de transport relevant de ses compétences. S’agissant de la dépendance liée au handicap et au vieillissement, dont les coûts sont immenses et croissants, je propose la création d’une cinquième branche de la protection sociale : elle permettra d’assurer une prise en charge des situations de perte d’autonomie.
C’est pour la République un honneur et un devoir que d’accueillir et de soigner les étrangers dans les meilleures conditions possibles, en particulier les enfants et les adolescents. Je me suis toujours montré très attentif à ce que les personnes en situation de handicap nécessitant des soins, obtiennent un droit de séjour en France lorsqu’elles ne pouvaient pas bénéficier du traitement approprié dans leur pays d’origine. Je
considère toutefois que ce séjour ne fait pas naître un droit à demeurer en France : sur ce sujet, je crois qu’il faut savoir faire preuve d’humanité, mais aussi de responsabilité.

Sources(s) : Mon Projet / Interview Yanous Focus (avril 2007)

Harkis

Vous avez été victimes d’une double discrimination: discriminés parce que la France vous a mobilisés et vous a abandonnés; discriminés parce que vivre dans un camp n’offre pas les mêmes chances au départ de la vie. (…) Si je suis élu, je m’engage à faire pour vous une discrimination positive, doublement positive, la discrimination positive « plus, plus ». Vous êtes, vous les enfants de harkis, les premières personnes vers qui nous devons engager une politique de discrimination positive (…) par la mise en place de politiques individualisées en matière de formation, d’accès à l’emploi ou au logement, ainsi que des concours spécifiques d’accès à l’emploi public ou une politique particulière d’accès aux fonctions et postes politiques.
Les harkis ayant été en captivité pourront bénéficier du titre de « prisonniers de guerre ». Ils seront tous « considérés comme des anciens combattant ».
La création rapide d’une Fondation pour la mémoire sur la guerre d’Algérie, dans laquelle les harkis (auront) toute leur place, avec les autres rapatriés. (…) Il faudra bien un jour rendre hommage aux victimes de cette « guerre sans nom » sur les deux rives, des victimes auxquelles on doit enfin donner des visages.

Sources(s) : Rencontre avec les associations de Harkis (31/03/07)

Heures supplémentaires

Les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25 % de plus que les heures normales, et elles seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt. En travaillant quatre heures de plus par semaine, un salarié rémunéré au Smic gagnera immédiatement 165 euros net de plus par mois.

Sources(s) : Mon Projet

Hôpital

Je libérerai l’hôpital de la contrainte des 35 heures en permettant à tous ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage de le faire.
L’hôpital est en pleine transformation : nouvelle gouvernance, T2A. Nous devrons prendre le temps de l’évaluation de ces réformes. Je veux poser par avance plusieurs principes. D’une part, l’autonomie de l’hôpital et sa souplesse d’organisation. C’est le meilleur moyen pour que l’organisation sanitaire la plus adaptée aux populations desservies soit mise en place. D’autre part, la garantie du service public. Il faut s’assurer que la mise en place des réformes respecte les missions propres de l’hôpital public que sont la recherche, la formation, les urgences et l’égalité d’accès aux soins sur le territoire. C’est dans ces conditions que nous pourrons aller vers une tarification commune entre public et privé.
Je veux lancer rapidement un grand débat sur les missions de l’hôpital. Il faut ramener l’hôpital à sa mission première, soigner les patients qui souffrent de pathologies médicales. Cela suppose de développer les services de long et moyen séjour pour les personnes en fin de vie, les personnes dépendantes. Le personnel qui le souhaite pourra faire des heures supplémentaires exonérées de charges. C’est comme cela que nous supprimerons les 35 heures à l’hôpital. Il faut également revoir la carte hospitalière. On ne pourra pas conserver en l’état tous les hôpitaux de France. Certains sont trop petits pour assurer des soins techniques dans des conditions de sécurité satisfaisantes, mais devront remplir d’autres missions. Quant aux infirmières, je fais mienne la question de la revalorisation de leur diplôme. Je veux offrir au personnel médical de meilleures possibilités de promotion sociale, notamment pour les infirmières qui veulent devenir médecins.
Je souhaite revoir la gouvernance des hôpitaux, en leur permettant, dans la ligne des réformes en cours, de se consacrer davantage à la politique médicale, de bénéficier d’une plus grande souplesse et d’une plus grande autonomie de gestion, et en même temps d’être évalués sur des résultats. La création d’un conseil de surveillance et d’un directoire, deux organes distincts, permettrait de séparer les fonctions opérationnelles des fonctions de contrôle. Le directoire serait dépositaire de l’unité de commandement et de décision et mettrait en oeuvre la politique hospitalière approuvée par le conseil de surveillance.

Sources(s) : Mon Projet / Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007) / Interview Panorama du médecin (mars 2007) / Interview Femme Actuelle (26/03/07)

Hôpital prison

La présence de malades dans les prisons » est « un problème essentiel. (…) Il faut de toute urgence développer l’Hôpital prison ». Des structures comme l’hôpital prison permettraient de placer « dans des établissements d’un nouveau type des hommes et des femmes qui ont besoin d’être soignés et qui peuvent présenter un danger à la fois pour la société et leurs co-détenus.

Sources(s) : Visite au centre pénitencier pour femmes de Rennes (22/01/07)