Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

L 20.05.07

Laïcité

Pour promouvoir la laïcité, nous pourrions diffuser largement une « charte de la laïcité et de la citoyenneté », dans les écoles, lors des retraits de cartes d’électeur ou des journées d’appel de préparation à la défense…
Elle devrait également être remise aux étrangers dans le cadre du contrat d’accueil et d’intégration que j’ai fait adopter dans la loi sur l’immigration choisie.

Sources(s) : Tribune La Croix (21/09/06)

Langue Française

Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l’avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d’une certaine idée de l’homme, de promouvoir la langue française.
Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l’action culturelle de la France à l’étranger et l’aide à la création, parce que c’est par la création que le Français rayonne.
Je veillerai à ce que dans les entreprises installées sur le territoire français la langue de travail soit le Français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue.
Je me battrai pour que, dans les instances européennes et à l’ONU, le Français continue d’être employé. Ce sera naturellement une obligation absolue pour tout représentant de la France dans des organisations internationales.

Sources(s) : Discours Besançon (13/03/07)

Langues étrangères

Je me battrai pour que soit généralisé partout en Europe l’enseignement de deux langues étrangères parce que c’est la seule façon efficace pour que l’hégémonie de l’anglais soit battue en brèche.

Sources(s) : Discours Besançon (13/03/07)

Langues régionales

Je souhaite que leur enseignement soit correctement pris en charge par l’éducation nationale.
Je souhaite que l’on soutienne leur pratique et leur diffusion. Mais je ne veux pas de cette logique de confrontation avec le Français que cherchent à faire prévaloir certains indépendantistes qui veulent en finir avec l’unité française que nous avons mis si longtemps à construire et qui reste le bien le plus précieux mais aussi le plus fragile que nous ayons à léguer à nos enfants.
Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la Charte européenne des langues régionales. Je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le Français.
Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe.

Sources(s) : Discours Besançon (13/03/07)

Liban

Le Liban est un des rares pays dans la région où des hommes et des femmes de différentes confessions sont capables de vivre ensemble. Ce que j’ai voulu dire lorsque j’ai parlé du ?miracle libanais?, c’est que nous ne pouvions laisser mourir une telle merveille. Parce que l’amitié qui nous lie à nos frères libanais est unique et indéfectible, la place de la France sera toujours aux côtés du peuple libanais quand il souffre. J’ai été, comme tous les Français, profondément touché par le drame qu’ont enduré les Libanais l’été dernier et j’ai tenu à plusieurs reprises à leur exprimer toute ma solidarité. Si la France doit choisir un camp au Liban, c’est celui de la paix et du respect de la souveraineté libanaise. J’ai toujours conçu l’amitié franco-libanaise comme une relation entre deux peuples, entre deux Nations et non comme celle de la France avec telle ou telle communauté. Croire que notre relation avec les uns ne peut grandir qu’au détriment des autres, est une grave erreur. Mais parce que nous sommes les amis des Libanais, nous leur devons la franchise. Et être franc aujourd’hui, c’est trouver le courage de leur dire que les groupes armés qui prétendent agir pour le bien du peuple libanais sont, en fait, ceux qui le privent d’une paix à laquelle il aspire tant. Il faut que les Libanais le sachent: les ennemis du Liban et de sa souveraineté, ce sont d’abord les groupes armés.

Sources(s) : La Revue du Liban (7-14/04/07)

Liberté pédagogique

Qui mieux que l’instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l’enfant qui est en face de lui et qu’il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau qui ne voit pas un enfant de la journée.

Sources(s) : Discours Maisons-Alfort (02/02/07)

Libertés

Pour garantir aux Français une protection absolue de leurs droits et de leurs libertés, je demande aussi qu’ils puissent directement saisir l’instance disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et que leur requête soit examinée par une majorité de non-magistrats.

Sources(s) : Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)

Livret d’épargne civique

Le bénévolat est une vraie richesse pour nos quartiers. Je veux le valoriser en créant un livret d’épargne civique qui donnera aux bénévoles des avantages concrets: stages de formation gratuits, points supplémentaires aux examens, cotisation pour la retraite.

Sources(s) : Le Parisien version électronique (23/03/07)

Logement

Depuis des années, on vous dit qu’on ne peut rien contre la crise du logement, et on laisse s’aggraver une pénurie qui a rendu la propriété impossible pour beaucoup d’entre vous et la location de plus en plus difficile. Cette situation ne peut pas durer. Il faut d’abord inciter à la construction de logements pour faire baisser les prix. Je veux que le droit au logement soit opposable devant les tribunaux, afin que les pouvoirs publics soient obligés d’agir pour assurer la construction d’assez de logements dans toute la gamme des besoins. Je veux permettre à chaque ménage d’être propriétaire, parce que la propriété est le rêve de chacun d’entre nous. Je vous permettrai notamment de déduire de votre impôt sur le revenu les intérêts de votre emprunt immobilier. Ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu recevront une aide de l’État pour emprunter. Je faciliterai la location en supprimant l’obligation de caution et de dépôt de garantie. En contrepartie, les propriétaires seront protégés contre les risques d’impayés de loyers. Je réformerai l’hébergement d’urgence, pour qu’il soit digne et permette la réinsertion.

Sources(s) : Mon Projet

Logiciel libre

L’industrie du logiciel, qu’il soit libre ou propriétaire, est capitale pour l’avenir. La France excelle dans cette discipline et je souhaite favoriser la pleine expansion de l’édition logicielle dans la diversité de ses modèles économiques, sous ces deux aspects, qui sont d’ailleurs de plus en plus complémentaires. Un pôle de compétitivité est en voie de création autour du logiciel libre. J’en soutiens le principe.

Sources(s) : Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)

Loi 1905

Je n’avancerai pas sur ce sujet tant qu’il n’y aura pas de consensus en la matière. (…) Je poursuivrai la discussion avec l’ensemble des religions. C’est un sujet sur lequel on ne peut avancer sans consensus. (…) Au fond, je veux m’en tenir à quelques objectifs. Je souhaite que la République soit une République des droits réels et pas virtuels. À quoi cela sert-il de dire à nos compatriotes musulmans qu’ils ont les mêmes droits que les autres, s’ils sont obligés de prier dans des caves ou des garages ? Les problèmes de terrorisme, on les a dans les caves et les garages. Pas à la Grande Mosquée de Lyon ou de Paris ! Je veux également couper l’islam de France des influences étrangères, qu’il s’agisse du financement des lieux de culte ou de la formation des imams. Enfin, je veux aider les élus locaux à pouvoir répondre aux demandes des communautés présentes dans leurs villes. (…)
La loi de 1905 est un monument. Avant d’y toucher, il faut faire très attention. Le code des communes, en revanche, pourrait permettre un certain nombre d’aménagements.

Sources(s) : Interview La Croix (04/04/07)

Loi mémorielle

Je ne suis pas favorable (…) à la multiplication des lois mémorielles, car je pense qu’il n’appartient pas aux responsables politiques de se substituer aux historiens, et je ne veux pas d’une repentance généralisée qui soit la porte ouverte à la concurrence des mémoires ou qui dresse les Français les uns contre les autres en fonction de leurs origines La priorité est de nous unir autour de la fierté d’être français.

Sources(s) : Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

La France doit continuer à être au premier rang de l’action internationale en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Sa législation est particulièrement stricte. Lorsque j’étais ministre de l’Economie et des finances, j’ai d’ailleurs étendu le champ d’application de la déclaration de soupçon de blanchiment, par la loi du 9 août 2004. La transparence de la place financière d’Andorre doit continuée à être promue. Il en va de même à Monaco, dans la continuité des efforts déjà réalisés, en lien avec la France, sur l’application aux activités bancaires du code monétaire et financier français et sur le respect de toutes les normes internationales de lutte contre le blanchiment. Je souhaite que cette collaboration se poursuive pour que des normes sur les flux financiers, équivalentes aux normes françaises, soient adoptées.
Notre réglementation, en France et en Europe, doit continuer à être à l’avant-garde des meilleurs standards internationaux en la matière. Je promouvrai cette action vigilante, auprès du G 7 et de l’OCDE, car les initiatives menées au cours des dernières années, souvent à l’initiative de la France, comme la liste noire du GAFI, ont montré leur efficacité. Je le ferai également auprès de nos partenaires en Europe, pour que chacun puisse à son tour agir en ce sens.
Le blanchiment et l’utilisation du système financier par les réseaux criminels représentent une menace directe pour nos sociétés démocratiques et la stabilité économique. J’ai la volonté, en partenariat avec les autres Etats européens, d’engager une véritable action concertée en matière de rapprochement des législations et de coopération renforcée entre les autorités judiciaires et les services enquêteurs. il convient en particulier de s’engager sur la transparence des mouvements de capitaux et prévoir des sanctions à l’égard des pays non coopératifs.

Sources(s) : Questionnaire Organisation -Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)

Lutte contre l’homophobie

Comme peut-on faire pour lutter contre l’homophobie ? De deux façons. Par des sanctions immédiates et très sévères : la meilleure des préventions, c’est la certitude de la sanction. La dérision, le mépris à l’égard de l’homosexualité, c’est intolérable, de la même façon que les violences dites « culturelles » envers les femmes sont intolérables. Ma politique est simple : on ne peut rien tolérer en la matière. Rien. Ni une familiarité, ni une injure, ni une attitude. Je ne parle même pas des agressions. Deuxièmement, tout ce qui peut être fait à l’école pour expliquer que la différence est une richesse et pas un risque, je le favoriserai.

Sources(s) : Interview Têtu (04/07)

Lutte contre la corruption

Il est indispensable d’assurer le bon fonctionnement des administrations et des services judiciaires chargés de lutter contre la corruption. Il convient, en particulier, de renforcer la capacité des services enquêteurs. La formation spécialisée des magistrats, des enquêteurs et des experts doit constituer une autre priorité. Des moyens matériels suffisants doivent, en outre, être mis à leur disposition. C’est d’ailleurs pourquoi je veux renforcer la spécialisation des tribunaux et des magistrats. Enfin, au-delà de la répression, il faut renforcer la prévention en direction des opérateurs publics et privés qui peuvent être exposés aux risques de la corruption.

Sources(s) : Questionnaire Organisation -Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)

Lutte contre le Sida

La prévention est la clé. Tout doit être fait pour expliquer, convaincre, rendre accessibles les préservatifs, notamment dans les lycées. Il ne faut pas relâcher la garde. L’effort d’explication des jeunes doit être développé, l’effort sur la recherche dans la lutte contre le sida doit être maintenu, le soutien aux malades doit être une priorité de santé publique. (…)
Ce qu’on fait Jacques Chirac et Philippe Douste-Blazy avec UNITAID est une très bonne chose. La pandémie qui s’étend en Afrique est un problème pour l’Europe et pour la France. On ne pas considérer que le problème du Sida s’arrête aux frontières de l’Hexagone. L’accès aux médicaments n’est pas seulement une obligation morale de solidarité, c’est une obligation pour nous. Comment arrêtera-t-on l’épidémie en Europe si dans les autres pays du monde l’épidémie continue d’avancer ?

Sources(s) : Interview Têtu (04/07)

Lutte contre les grandes pandémies

Elle peut être l’occasion d’oeuvrer à l’édification d’une mondialisation équitable, à travers l’initiative UNITAID, lancée par la France et présidée par Philippe Douste-Blazy, grâce à laquelle les malades du SIDA, de la tuberculose et du paludisme dans les pays pauvres auront accès à des médicaments performants pour se soigner. 500 millions de dollars seront disponibles dès 2008 sur la base de financements-citoyen. 30 pays ont déjà adhéré à cette initiative, qui bénéficiera à 100 000 enfants en 2007 et 200 000 en 2008. L’effort devra être poursuivi résolument.

Sources(s) : Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)