Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

N 18.05.07

Nations Unies

Pour préserver l’efficacité des Nations Unies, l’autorité du conseil de sécurité doit être incontestable. Il doit pour cela renforcer sa représentativité parce que le monde a changé. Cet élargissement du conseil doit concerner toutes les régions du monde et notamment les pays du Sud. Des grands pays comme l’Allemagne, l’Inde, le Japon ou le Brésil doivent y jouer un rôle permanent, et l’Afrique comme l’Amérique latine doivent également y être représentées.
J’ai conscience qu’il est difficile de réunir un consensus sur cette question entre les 192 Etats du monde. Je propose d’explorer des formules transitoires, pour avancer progressivement. Il nous faudra combiner le maintien du statut des cinq membres permanents, une augmentation globale limitée du nombre de sièges au Conseil, pour lui conserver son efficacité, avec la création de nouveaux sièges permanents sans droit de veto. Sans doute sera-t-il nécessaire de renvoyer à plus tard le choix définitif de certains nouveaux membres permanents. Pourquoi ne pas imaginer de créer des sièges à statut privilégié, éligibles pour trois ans par exemple ? Pourquoi ne pas imaginer que si un de ces Etats « privilégiés » était réélu à ce siège trois fois, il pourrait devenir permanent ? Quel que soit la formule retenue, la vocation de certains pays à devenir des membres permanents doit être fondée sur des critères clairs : la population sans doute, mais aussi la contribution financière à l’Organisation, et surtout la contribution en troupes aux opérations de maintien de la paix.

Sources(s) : Conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)

Nominations

Je veux que les nominations aux fonctions les plus importantes de l’État se fassent sur des critères de compétences et de hauteur de vue, et non pas sur des critères de proximité avec le pouvoir politique en place. Les candidats à ces nominations seront auditionnés publiquement par le Parlement et celui-ci pourra mettre son veto à leur nomination.
Je veux que l’Etat soit exemplaire pour la promotion professionnelle des femmes. Pour chaque nomination, j’exigerai que l’on examine autant de candidatures féminines que de candidatures masculines. Je suis pour une démocratie irréprochable. Et une démocratie irréprochable, c’est une démocratie qui donne la même chance aux hommes et aux femmes.

Sources(s) : Mon Projet / Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)

Nucléaire civil

L’énergie du futur n’a pas vocation à être la possession exclusive des pays les plus développés dès lors qu’un système de garanties peut fonctionner efficacement. J’ai proposé pour cela la création, sous l’égide de l’ONU et de l’Agence Internationale pour l’énergie atomique, d’une véritable banque mondiale du combustible nucléaire civil qui garantirait aux pays émergents l’accès aux bienfaits de l’énergie atomique sans risque de détournement militaire. Cette institution aurait donc l’avantage d’ôter tout avantage économique et politique aux programmes nationaux d’enrichissement de l’uranium et de retraitement des combustibles irradiés.
Sur le nucléaire, une coopération est possible avec nos partenaires du Sud. Je souhaite par exemple proposer à l’Algérie, avant d’autres Etats, de l’aider à développer une capacité nucléaire civile en échange d’un partenariat sur l’exploitation des champs gaziers. Dire ceci, c’est aussi pour moi une façon de dire à l’Iran qu’une coopération est possible et que nous ne sommes pas condamnés à la confrontation. Au travers de l’exemple algérien, grand pays d’Afrique, c’est aussi dire que pour moi, le développement du Sud passe par l’accès à l’énergie et donc au nucléaire.

Sources(s) : Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)

Numérique

Ce que nous avons fait pour l’aéronautique, l’espace et le nucléaire nous pouvons le faire aussi pour le numérique qui annonce un bouleversement du savoir, l’émergence d’une nouvelle forme d’intelligence collective qui nous obligera tôt ou tard à tout repenser : nos institutions, notre système d’enseignement, nos politiques publiques, notre système juridique. Nous ne devons pas attendre. Fixons-nous comme objectif que la prospective sur la société numérique devienne une priorité nationale et débouche sur une stratégie collective.
Le numérique est l’un des plus grands défis pour la nation aujourd’hui. Ses enjeux sont multiples : croissance, avec à la clef des centaines de milliers d’emplois, liberté, connaissance, diversité culturelle, qualité de vie, pouvoir d’achat … Il n’est pas un secteur de notre société qui ne soit touché par l’apparition d’internet et les bouleversements qui en résultent. C’est une révolution qui se déroule sous nos yeux, la révolution numérique.
Les cinq années à venir seront déterminantes. Les réseaux à haut débit arriveront à maturité. Les réseaux à très haut débit d’une part, l’internet mobile d’autre part, commenceront à apporter leur lot de bouleversements nouveaux. Les métiers de la culture, en particulier la musique, seront plus que jamais au coeur de ce nouvel environnement et accompagner leur mutation en protégeant leurs spécificités est un enjeu majeur. Le pouvoir des citoyens se renforcera. La sécurité informatique deviendra une préoccupation essentielle. Il faudra veiller à ce que personne, quel que soit son âge ou sa situation sociale, ne soit laissé pour compte de ces évolutions.
Dans ce domaine aussi, je veux donc réformer en profondeur notre pays pour qu’il puisse se saisir de ces multiples opportunités, lui donner les moyens de franchir ces étapes sans renier nos valeurs, notre culture, notre identité et en les portant au niveau international.

Sources(s) : Discours Besançon (13/03/07) / Tribune journal du net (20/04/07)

Numerus clausus

Face à la baisse de la démographie médicale, le desserrement du numerus clausus est un impératif et je m’engage à en tirer toutes les conséquences, y compris financières, pour les facultés et les hôpitaux.

Sources(s) : Interview Panorama du médecin (mars 2007)