Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Patrick Balkany 15.05.07

//www.lecri.fr/IMG/cache-199x300/arton185-199x300.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

« Depuis le Général de Gaulle, seul Patrick Balkany a réussi son retour, ce qui prouve seulement que les électeurs ne sont guère plus moraux que les élus » (2)

Patrick Balkany est Député des Hauts-de-Seine. Il est aussi Maire de Levallois, une ancienne cité ouvrière et communiste de deux petits kilomètres carrés, que cet ami des promoteurs a totalement transformée à grands coups de pelleteuses et de ZAC, de 1983 à 1995.C’est surtout un habitué des bancs du tribunal. En 1996, il est condamné avec sa femme pour détournement de fonds (pour avoir fait travailler à son domicile trois employés municipaux). Il est aussi mis en examen dans l’affaire de l’Office des HLM des Hauts-de-Seine et éclaboussé par l’affaire Schuller-Maréchal. Quelque temps plus tard, il nourrit la rubrique à scandales avec la plainte (retirée par la suite) de sa maîtresse, qui l’accuse de l’avoir forcée à pratiquer une fellation sous la menace d’un 357 magnum.

articleslies.jpg

> Patrick Balkany interviewé par les Yes Men : Il n’y a pas de pauvres en France. Article

« Il y a quelques mois, Balkany, voulant bien faire, s’était laissé aller à commenter publiquement les aventures du couple Sarkozy, s’attirant une volée de bois vert de son ami… Mais la vieille relation perdure, entre ces deux fils d’immigrés hongrois, ces deux Rastignac des Hauts-de-Seine. Ralenti par ses affaires, Balkany est devenu un obligé de son copain, qui a attiré toute la lumière(1)

.

BALKANY : l’INEGILIBLE ELU.

.

Condamné le 30 janvier 1997 à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour avoir fait travailler à ses domiciles trois employés de mairie, le député de Levallois devait en outre verser 771 000 francs de dommages et intérêts à la commune. Il s’en est acquitté, comme il a tenu à le faire acter par une délibération du conseil municipal du 7 octobre 2002. Malgré cela, Patrick Balkany demeure « comptable de fait de la commune » : la Cour des comptes, qui est remontée beaucoup plus loin dans le temps, a en effet estimé les avantages en nature perçus grâce à ce personnel de maison à 3,4 millions de francs. C’est cette dette qui lui a valu d’être invalidé par le préfet au lendemain de son élection comme maire de Levallois, en mars 2001. Ses avocats, Mes Lafarge et Spinosi, déposent alors un recours devant le Conseil d’Etat, permettant ainsi à Patrick Balkany de se présenter à nouveau, et d’être réélu. Le Conseil d’État a depuis annulé le montant de la dette.

Reste le volet pénal des ennuis de Patrick Balkany. En mars 2000, il a été mis en examen pour complicité de trafic d’influence par le juge Philippe Vandingenen dans l’affaire de l’office HLM des Hauts-de-Seine, dont il était le président. Le juge enquête sur d’éventuelles commissions qui auraient été versées par des entreprises pour décrocher des contrats. Au passage, la justice s’interroge à propos d’un compte suisse de Balkany, sur lequel 31 millions de francs ont été virés. Selon lui, il s’agirait du fruit de la vente d’actions de l’entreprise familiale Laine et soie Rety. Une expertise judiciaire semble mettre en doute cette explication, contestant que cette vente ait pu rapporter une telle somme à M. Balkany.

.

UN HOMME QUI SAIT RECEVOIR.

.

Les mondanités ont toujours fait partie de la stratégie de communication du maire. Depuis des années, l’édile invite à sa table chefs d’entreprise, journalistes, élus, présidents d’association… Avant 1995, nombre de ces agapes avaient lieu dans l’ancien appartement personnel de 512 mètres carrés du couple Balkany. C’était plus « convivial » qu’à la mairie. Petit problème : c’est trois employés municipaux jouaient les majordomes à domicile. « Il s’agissait de promouvoir l’image de la ville à l’extérieur pour attirer des entreprises, qui sont venues s’installer en nombre à Levallois dans les années 1990», a argumenté le maire quand la justice l’a interrogé sur l’usage peu licite de ces domestiques, admettant simplement avoir « commis l’erreur de ne pas avoir fait voter une délibération municipale ». Cette affaire est devenue le symbole de la dérive de Balkany.

Depuis sa réélection surprise en mars 2001, Balkany a tiré les leçons du passé: il n’organise plus de banquets chez lui… mais dans la salle à manger du maire. Celle-ci a été aménagée il y a plusieurs années dans l’ancien bunker de l’hôtel de ville, sous le grand bureau du maire, avec escalier privatif, sol en marbre, coin salon, télévision design et cuisine équipée. Une fois par mois, Balkany y reçoit des chefs d’entreprise, « dircom » ou « Drh » levalloisiens, dont les cotisations à la taxe professionnelle représentent plus de 70% du budget de la ville.

.

UN HOMME DEPENSIER.

.

Outre des notes de restaurant, qui relèvent plutôt des frais de représentation du maire, les magistrats pointent des achats de cigares (16 311 francs), six allers-retours Paris-Saint-Tropez – où M. Balkany possède une résidence secondaire – durant l’été 1994 (30 768 francs) et l’achat de costumes, de vestes et d’une parka. Pour financer ces menus plaisirs, « une comptabilité parallèle et certainement occulte » a été mise en place, grâce à l’ouverture d’un compte à la BNP de Levallois, dont les relevés étaient directement adressés au maire. Dans sa réponse à la chambre régionale des comptes, M. Balkany, qui souhaite évidemment échapper à une nouvelle amende, concède que le comité des fêtes « n’a peut-être pas satisfait à l’ensemble des règles comptables régissant les relations entre les collectivités territoriales et les associations », mais met cela sur le compte d’un « manque d’expérience lié aux premières années de la décentralisation ».

.

UN MAIRE GENEREUX ENVERS SES CONTRIBUABLES.

.

Patrick Balkany a pour principe de rendre service en s’occupant des PV des uns et des logements des autres, comme on l’apprend dans un reportage de Canal +, le 4 novembre 2002.

La Mairie de Levallois aime que ses habitants soient contents. Et pour cela elle ne lésine sur rien. Mis en place par les communistes, deux bus gratuits sillonnent la ville. Il suffit d’appeler Levallois Informations, espèce de SVP municipal, pour trouver un baby-sitter, un avocat ou réserver une place pour les vacances au grand chalet que la ville possède à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes). Sans compter les innombrables courriers qu’Isabelle Balkany envoie à ses administrés, notamment aux parents d’élèves, par exemple pour qu’ils couvrent bien leurs enfants par temps froid…

Les marmots et les seniors (un service d’hôtesses de quartier équipées de voitures leur est réservé pour les aider dans leurs démarches) sont les plus soignés. En liaison avec un tour-opérateur, Levallois Découvertes propose à ces deux catégories des séjours organisés au bout du monde – du Brésil au Sri Lanka, « l’île souriante », en passant par New York, l’Andalousie, la Martinique… – ou une balnéo à Dax. « C’est extra! se réjouit une mère de famille. En 2002, mes deux aînées sont allées en Angleterre et en Laponie, et mon fils de 8 ans a fait un stage de moto dans le Poitou. »

Parmi les 5 200 élèves de primaire, 500 restent à l’étude (les heures supplémentaires des enseignants sont payées par la ville), pendant que 1 700 partent au centre de loisirs municipal (ouvert jusqu’à 19 heures, plus le mercredi et les vacances scolaires) et que 1 400 vont à La Ruche (théâtre, multimédia, sport…).

.

L’EXIL DORE.

.

Patrick Balkany est condamné, en mai 1996 à quinze mois d’emprisonnement avec sursis, 200 000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité. Le jugement est confirmé en appel en janvier 1997. Il s’exile alors à Saint-Martin, où il restera deux ans. Saint-Martin jouit d’un statut très exceptionnel. Cette commune bien française de la Guadeloupe – comme l’île de Ré en Charente-Maritime – bénéficie, depuis plus de trois cents ans, d’un statut, de fait, de port franc. On n’y paie ni la TVA, ni la taxe professionnelle, ni même l’impôt sur le revenu.

L’ancien responsable politique se trouve apparemment comme un poisson dans l’eau sur cette île chic fréquentée par la jet-society. Il a d’ailleurs retrouvé, explique-t-il, ses amis Carlos, Collaro et Hallyday qui y viennent régulièrement. L’ex-député des Hauts-de-Seine, lui, s’y est installé à demeure. Il y dirige la principale radio de l’île, RCI 2, principalement écoutée par ceux qu’on appelle pudiquement à Saint-Martin les « métro », c’est-à-dire les Blancs.

Il y vit en touriste permanent, profitant de la vie et se faisant oublier, comme il le dit lui-même, allant de soirée en soirée, de la réception des 150 ans de la maison Cartier à l’invitation à bord d’un bateau militaire français mouillant au port. La rumeur insulaire lui attribue la propriété d’une belle villa, à Baie-Rouge. On affirme également qu’il se ferait construire une nouvelle demeure, plus grande, dans la même partie de l’île. Patrick Balkany nie absolument posséder une quelconque propriété à Saint-Martin, se contentant de louer la maison qu’il occupe, une très jolie demeure blanche au bord de la mer, surnommée Serena.

.

L’IMPROBABLE RETOUR.

.

En 1983, quand Balkany ravit la mairie aux communistes, il rompt avec la tradition du filet garni. Fini le paquet de sucre et le ticket de charbon. Place aux petits cadeaux, un cabas ou une pendule, accompagnés d’un quart de champagne et d’un bloc de foie gras. Mais, en 1995, Balkany, qui a eu la mauvaise idée de soutenir Balladur plutôt que Chirac, perd la ville où il a régné pendant douze ans contre Olivier de Chazeaux, RPR bon teint.

La mesure phare d’Olivier de Chazeaux : assainir les finances et réduire les dépenses extravagantes de la municipalité. Mais en taillant dans les dépenses pour réduire la dette, il a dû aussi fortement augmenter les impôts. Une politique de rigueur, sans doute nécessaire après douze ans de gestion Balkany, mais qui a fait nombre de mécontents. En tête, les commerçants, qui se sont plaints du manque d’animation, et les personnes âgées, auxquelles il a supprimé le cadeau du 14 Juillet et les collations (un quart de Vittel et des madeleines) offertes lors des déplacements organisés par Levallois Découvertes, association paramunicipale. Des « avantages acquis » peu onéreux pour la commune, mais d’un coût politique énorme. Lors de sa réélection, Balkany s’est empressé de les rétablir. « C’était des économies de bouts de chandelles, raille-t-il. Chazeaux a mégoté sur tout

De son propre aveu, Balkany ne serait pas revenu de son exil doré antillais si son successeur, le chiraquien Chazeaux, n’avait pas multiplié les erreurs. La principale ? Ce satané filet garni. « Les vieux l’ont pris comme une insulte, explique Isabelle Balkany. En plus, sur chaque paquet de café, il y avait un autocollant. Vous savez comme les personnes âgées sont curieuses. Elles ont soulevé l’autocollant. En dessous, elles ont lu la date de consommation. Elle était dépassée depuis longtemps ! Ça, elles ne l’ont jamais pardonné à de Chazeaux ! ».

Balkany revient en France pour mener une nouvelle campagne municipale. L’équipe de Chazeaux lui offre une paire de menottes sur le marché, mais les gens prennent la défense de « Patrick ». « Il a payé, disait l’un, il a le droit de se réinsérer comme n’importe quel délinquant ! ». Il réintègre son bureau en fanfare…

La Biographie Officielle [et étrangement lisse] de Patrick Balkany, sur son blog. Lire

Je suis né le 16 Aout 1948 à Neuilly-sur-Seine.
Après des études de commerce, Je dirige l’entreprise familiale créée par mon père, Gyula Balkany, ancien résistant et déporté.
Je suis marié avec Isabelle depuis 1976, nous avons deux enfants : Vanessa et Alexandre.
Mon engagement politique démarre au début des années 70, au sein du mouvement gaulliste, et je deviens, en Décembre 1976, membre fondateur du Comité Central du RPR.
En 1979 je m’installe à Levallois, ville communiste depuis 1965 et j’ouvre aussitôt ma permanence, rue Trébois, à quelques pas de l’Hotel de Ville.
En 1981, François Mitterrand élu Président de la République dissout l’Assemblée Nationale; je me présente aux élections législatives dans la circonscription Levallois-Clichy contre le député-Maire communiste de Levallois.En pleine « vague rose », je suis battu de quelques dizaines de voix, mais je suis majoritaire à Levallois !
L’année suivante je me présente aux élections cantonales contre le même adversaire, et je suis élu dès le premier tour. Vice-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine jusqu’en 1988, je suis en charge de la culture puis de l’enseignement.
En Mars 1983, à la tête d’une liste d’Union de l’Opposition, je remporte au 1er tour les élections Municipales à Levallois.
je suis réélu en 1989 puis en 2001 et 2002 (lors d’une élection partielle consécutive à l’annulation de l’election de 2001 par le Conseil d’Etat).
La réélection de François Mitterrand en 1988 entraine une nouvelle dissolution. Je me présente aux élections législatives qui suivent et suis élu député de la 5ème circonscription des Hauts-de-Seine; je suis réélu en 1993 et 2002.
Je siège sur les bancs du groupe UMP et suis membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.

[Sources : Le Dossier de l’Express I (1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I (2) Guy Konopnicki – Marianne du 13 au 19 août 2005 I Divers articles (Jdd, Rue89, Nouvel Obs)]

 

One Response to “Patrick Balkany”

  1. […] BALKANY Infos [Député-maire de Levallois-Perret I « La vieille relation perdure, entre ces deux fils […]


Les commentaires sont fermés.