Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Manuel Aeschlimann 14.05.07

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Maire d’Asnières-sur-Seine et député des Hauts-de-Seine. Asnières, ville profondément ancrée à droite, vit depuis une vingtaine d’années une succession de révolutions de palais au sein de la majorité municipale. La gauche se contente d’y faire de la figuration et de dénoncer les turpitudes locales, sans plus d’espoir électoral. Les détracteurs d’Aeschlimann, par ailleurs « conseiller pour l’opinion » de Nicolas Sarkozy, lui reprochent d’en avoir fait un laboratoire du communautarisme. Sa propre épouse, Marie-Dominique Aeschlimann, non contente d’être maire adjoint, a été propulsée secrétaire nationale de l’UMP en charge des « ultramarin s», y compris ceux qui vivent dans l’Hexagone.

articleslies.jpg> La mairie d’Asnières donne des couleurs aux électeurs (Découverte d’un fichier électoral classé en toute illégalité par pays de naissance). Article

Fiche Wikipédia :

Manuel Aeschlimann (né le 22 octobre 1964 à Asnières-sur-Seine, Hauts-de-Seine) est un homme politique français. Il est maire d’Asnières-sur-Seine et député des Hauts-de-Seine.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et formation

Élève de Sainte-Croix de Neuilly, il suit des études de droit à Assas, et obtient une Maîtrise de Droit privé et un DEA de Science politique et de droit public.

Chargé de conférence à Assas, il devient maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris[1], spécialiste de la stratégie électorale.

Maire d’Asnières-sur-Seine

Militant au RPR à partir de 1987, il entre au conseil municipal d’Asnières-sur-Seine à l’âge de 25 ans, puis est nommé premier adjoint au maire. Mais en 1992, il se désolidarise de l’équipe municipale, ce qui entraîne son exclusion du RPR. Il se présente alors, la même année, aux cantonales sous l’étiquette Génération écologie, mais est également exclu de ce mouvement. De 1994 à 1999, il est 1er adjoint divers droite au maire d’Asnières-sur-Seine. Membre du Conseil général des Hauts-de-Seine, il en préside en 1994 la Commission de la culture, de la jeunesse et des sports, et devient président du Rassemblement national des élus locaux pour la sécurité. Il est élu maire UDF d’Asnières-sur-Seine en 1999. Il entre à l’UMP à la création de celle-ci, en 2002.

Son mandat voit plusieurs polémiques et procédures judiciaires apparaître. Il a été mis en examen, à sa demande[2], en juin 2006 pour complicité de favoritisme dans l’attribution d’un marché public dans sa commune[3].

Depuis 2006, une enquête est en cours à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), concernant des listes électorales (environ 30 000 noms) qui auraient été triées par origine ethnique à la mairie d’Asnières. Pour Manuel Aeschlimann, cette dénonciation à trois semaines des élections n’aurait rien d’étonnante. Il affirme par ailleurs que tous les fichiers de la Mairie ont fait l’objet d’une déclaration auprès de la CNIL et qu’il se réserve le droit de porter plainte pour dénonciation calomnieuse[4].

En septembre 2006, il fait intervenir la police municipale pour faire cesser les troubles causés en conseil municipal par l’ancien adjoint, Jean-Jacques Semoun, et deux autres conseillers d’opposition de droite, du fait de l’utilisation d’un porte-voix[5]. Le site Rue89 parle de la « guérilla judiciaire » qu’Aeschlimann mène contre son opposition[6].

Début décembre 2007, la presse se fait l’écho d’un rapport de la chambre régionale des Comptes d’Île-de-France. La Mairie a indiqué que les documents publiés ne sont pas ceux remis à la chambre régionale des comptes.[7] Ce document met en cause plusieurs aspects de la gestion de la mairie d’Asnières-sur-Seine, en particulier : faiblesses fiscales et lourd endettement, une consommation excessive de carburant pour les véhicules de la mairie, un véhicule attribué à la femme du maire, « des honoraires d’avocats somptuaires », la « nomination irrégulière d’un cadre technique », gestion de la construction d’un parking, ou encore un « conflit d’intérêts » de son adjoint dans des opérations immobilières[8]. Ce rapport, rendu par la CRC en septembre 2007, n’a pas été publié avant la date butoir du 1er décembre, rendant ainsi sa publication impossible jusqu’après les élections municipales de mars 2008[9]. L’opposition municipale dénonce une volonté de dissimuler les conclusions de ce rapport[10].

Député des Hauts-de-Seine

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine en obtenant 63,63 % des voix au second tour face à Dominique Riera. Il siège à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Chaque année, il sera nommé Rapporteur pour avis sur le budget des collectivités territoriales dans le cadre des lois de finance annuelles. Il est membre des groupes d’études parlementaire sur l’amiante, le cancer et la modernisation de la vie politique française. Il cosigne des propositions de loi, notamment en matière de sécurité, dont celle visant visant à inciter à la remise en état des biens dégradés par les auteurs de graffitis[11], ou celle visant à renforcer les mesures prises à l’encontre des personnes coupables de mauvais traitements sur les personnes âgées[12].

Le 17 juin 2007, Manuel Aeschlimann est réélu avec 56,2 % des suffrages pour la XIIIe législature.

Action à l’UMP et auprès de Nicolas Sarkozy

Manuel Aeschlimann devient conseiller technique de Nicolas Sarkozy en juillet 2005 après avoir créé et présidé la commission du suivi de l’opinion publique à l’UMP. À ce titre il met en garde l’UMP, à travers des sondages ciblés, sur une possible victoire du non au référendum sur la constitution européenne[13].

Sous la XIIIe législature, il analyse et publie des études d’opinions publiques pour les députés de la majorité UMP à l’Assemblée nationale.

Mandats

Annexes

Bibliographie

  • Frédéric Charpier, Nicolas Sarkozy, enquête sur un homme de pouvoir , éd. Presses de la Cité, 2006, (ISBN 2258068800), p. 239 et s.

Liens externes

Notes et références

  1. Biographie sur le site officiel de Manuel Aeschlimann
  2. Le Parisien, IL LA VOULAIT… il l’a. Sa mise en examen a été signifiée à Manuel Aeschlimann, député-maire UMP d’Asnières., Valérie Mahaut avec Frédéric Choulet, vendredi 1er septembre 2006
  3. Le Parisien Haut de Seine, Valérie Mahaut et Frédéric Choulet, Le député-maire d’Asnières mis en examen, 1 septembre 2006 ; Le Monde, Le député (UMP) d’Asnières mis en examen, 2 septembre 2006
  4. Le Parisien Haut de Seine, Levée de boucliers autour des fichiers ethniques, 22 mai 2007 ;Soupçons de tri ethnique à Asnières, 20 minutes, 21 mai 2007
  5. Dépêche AFP, Asnières : un opposant utilise un porte-voix au conseil municipal, la police intervient, 29 septembre 2006
  6. Rue89, David Servenay, «L’audit accablant que l’élu d’Asnières veut enterrer »
  7. Asnières : Manuel Aeschlimann ne commentera pas le rapport, Le Nouvel Observateur, 4 décembre 2007.
  8. Le Parisien du 3 décembre 2007, Marisa Faion, « La chambre régionale des comptes épingle Manuel Aeschlimann » ; NouvelObs du 3 et 4 décembre 2007, « Le rapport qui épingle Manuel Aeschlimann » et « Asnières : Manuel Aeschlimann ne commentera pas le rapport »; Rue89, David Servenay, «L’audit accablant que l’élu d’Asnières veut enterrer ».
  9. En vertu de l’article L. 241-11 du code des Juridictions financières visant à éviter que les rapports financiers soient utilisés comme arguments lors d’élections.
  10. Le Parisien du 4 et 5 décembre 2007, « L’opposition s’empare du rapport de la chambre régionale des comptes » et « Un huissier pour empêcher la divulgation du rapport confidentiel » ; NouvelObs du 4 décembre 2007, « Asnières : Manuel Aeschlimann ne commentera pas le rapport ».
  11. Proposition de loi visant à inciter à la remise en état des biens dégradés par les auteurs de graffitis
  12. Proposition de loi visant à renforcer les mesures prises l’encontre des personnes coupables e mauvais traitements sur les personnes âgées
  13. Copé recrute une jeune garde pour coacher les députés UMP, Le Figaro