Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Patrick Devedjian : un passé extrême [Droit] 13.05.07

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Étudiant en droit, Patrick Devedjian devient dans les années 1960 un membre actif du mouvement de la droite radicale Occident, tout comme Gérard Longuet et Alain Madelin.
Dans les années 1970, contrairement à ses derniers, qui soutiennent Valéry Giscard d’Estaing, Patrick Devedjian rejoint les gaullistes, et devient pendant vingt ans l’avocat de Jacques Chirac.
En 1995, il soutient, à la suite de son nouveau protecteur, Nicolas Sarkozy, la candidature présidentielle d’Edouard Balladur. Ministre de 2002 à 2005 dans les gouvernements Raffarin, il a fait depuis 2005 campagne pour son ami Nicolas Sarkozy.

LE GROUPE OCCIDENT

Patrick Devedjian (lunettes noires et gabardine claire), Alain Madelin, surnommé « Mado » au sol, et des comparses anonymes à l’arrière-plan.

A la fin des années 60, l’extrême-droite française tente de se réorganiser après la défaite de la France en Algérie. Dans ce milieu aux contours flous et aux multiples passerelles entre groupes néo-nazis, néo-fascistes, et intégristes chrétiens, deux organisations vont à l’époque se distinguer et illustrer le « renouveau » de l’ultradroite à la française : le mouvement Europe-Action et Occident. Parmi les militants les plus actifs de ces groupuscules figure alors le jeune étudiant en droit, Patrick Devedjian.

Alors que l’extrême gauche affiche ses élans révolutionnaires et sa générosité, les militants d’Occident sont du côté des manches de pioche et des discours racistes. Infréquentables. « Pourtant, on a un héritage commun. Je trouve Jean-Christophe Cambadélis très sympa », dit le député (UMP) de Paris Claude Goasguen, ancien président de la Corpo de droit d’Assas, proche d’Occident. « Si je l’avais trouvé sur ma route, peut-être serais-je devenu trotskiste. »

Occident, c’est avant tout l’alliance d’anticommunistes primaires et de colonialistes forcenés, sur fond de défoulement physique. Sous l’influence de Pierre Sidos, un ancien du mouvement franciste, maître à penser de la mouvance nationaliste, financé par Hubert Lambert, le magnat du béton qui allait rendre riche Jean-Marie Le Pen quelques années plus tard, Occident naît en 1964.

Occident et Europe-Action invoquaient la nécessité d’une « révolution nationaliste », laquelle s’articulait autour de quelques thèmes-clés dont celui de la supériorité de l’Occident. Convaincus que la race est « la patrie charnelle qu’il convient de défendre avec un acharnement quasi-animal » (1), les responsables de ces organisations utilisaient le racisme biologique afin de démontrer cette supériorité de « la civilisation blanche » sur « les races inférieures, c’est-à-dire incapables, de par leurs caractéristiques psychiques héréditaires, d’accroître au-delà d’une certaine limite leur emprise et leur domination sur le milieu naturel » (2). Ces mouvements s’étaient faits les défenseurs de l’apartheid, des mouvements racistes de Rhodésie et du sud des Etats-Unis, tout en s’opposant au métissage et à l’immigration nord-africaine : « la politique de la porte ouverte aboutira, si elle triomphe, à recouvrir la Touraine et la Toscane, le Sussex et la Thuringe, le Vermont et la Crimée, d’une croûte de hideuses paillotes, de gourbis et de cagnas » (3).

Le programme prévoit de combattre « les ennemis de l’intérieur », à savoir « les puissances financières », la franc-maçonnerie ou les « métèques ». On y tient des conversations racistes, dans les arrière-salles des cafés, avant d’aller « taper sur le bolchevique ». Leurs slogans ne font pas dans la nuance : « Tuez tous les communistes où ils se trouvent ! ».
« Si on ne portait pas une parka avec 253 badges de Mao, on se faisait agresser physiquement », assure William Abitbol, ancien député européen (1999- 2004) proche de Charles Pasqua. « On s’est beaucoup fritté, j’appelle ça mes années de gymnastique. »

Le groupe Occident, dont était membre Patrick Devedjian, se démarquait de « l’intellectualisme » d’Europe-Action et préconisait l’usage de la violence. Les terrains de prédilection de cette organisation étaient les lycées et les universités où la distribution de tracts s’accompagnait, comme à la Sorbonne en mars 1966, d’affrontements musclés. Occident trouve sa triste apogée avec le raid sur le campus de la faculté de Rouen, en janvier 1967. Une dizaine de jeunes gauchistes y sont sérieusement blessés. Une affaire qui vaudra la prison, puis une condamnation judiciaire, à M. Devedjian, M. Longuet et M. Madelin. Progressivement, ces trois-là s’éloignent d’Occident, qui est dissous le 1er novembre 1968 après la plastication d’une librairie maoïste. Jusqu’à cette date, Occident s’agite, tonitrue, menace, et appelle ouvertement au meurtre et à la révolution nationaliste. Mais l’audience de cette organisation reste marginale : elle ne réussira à rassembler que 800 adhérents.

En avril 1986, lorsque Patrick Devedjian est élu député des Hauts-de-Seine, les quotidiens L’Humanité, Libération, et Le Matin jugent nécessaire de rappeler le passé sulfureux et violent du nouveau député. Le 7 décembre 1998, dans un portrait de Devedjian publié par Libération, on pouvait lire ceci : « En 1963, Devedjian avait 19 ans, il étudiait le droit à Assas et militait à Occident. Au lycée déja, il était « Algérie française » ». « Etre un bon Français, pour moi, à l’époque, c’était défendre une nation forte. J’avais le sentiment de l’éternel reflux des chrétiens face à l’Islam ».

Après la dissolution d’Occident, en 1968, certains cadres dirigeants de cette organisation, le député (UMP) Bernard Carayon en tête, fonderont le Groupe Union Droit (GUD), groupuscule néo-nazi qui sema la terreur dans les milieux universitaires parisiens, notamment (et surtout) à la Faculté de Droit de Paris-II Assas. On verra aussi naître le Groupe d’Action Jeunesse (GAJ), dont se réclamait le secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire, Frédéric de Saint-Sernin. D’autres rejoindront une faction fascisante baptisée Ordre Nouveau, qui elle-même donnera naissance au Front National de Jean-Marie Le Pen. Autant de structures étroitement liées, ou issues les unes des autres. Un vrai creuset de l’extrême droite, où l’on relève également les noms de François d’Orcival, l’un des responsables de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, ou d’Anne Méaux, ancienne attachée de presse de Valéry Giscard d’Estaing et patronne d’Image 7, l’agence de communication du gotha de la politique et des affaires.

L’APRÈS OCCIDENT

Quarante ans après, Patrick Devedjian, Alain Madelin, Hervé Novelli, Claude Goasguen, Anne Méaux, ne nient pas avoir appartenu à ce groupuscule d’extrême-droite, mais se contentent d’imputer à leur jeunesse le radicalisme de leur engagement.

Dans son livre, Génération Occident, le journaliste et écrivain Frédéric Charpier a recueilli les propos de ceux qui, sans renier leur passé, cherchent à minimiser ces quatre années de folle errance politique. « J’étais jeune », plaide Hervé Novelli, « Je me suis trompé […] mais je n’ai cautionné aucun crime », déclare M. Devedjian. D’autres, comme Alain Madelin, préfèrent ne pas en parler et estime que leur histoire « reste à écrire ».
« C’était un moment de notre vie », explique Alain Robert, un proche du député (UMP) Robert Pandraud. « Nous étions jeunes et libres, se remémore le sénateur (UMP) Gérard Longuet. Il s’agissait là de rites initiatiques de jeunes gens, un folklore d’aspect paramilitaire. » « J’étais affecté par mes problèmes personnels, explique M. Goasguen, mais je n’ai aucune honte, je n’ai rien fait de délictueux. J’ai seulement perdu beaucoup de temps. » Une vision partagée par M. Carayon, lui qui brûla des drapeaux de l’URSS sur les Champs-Elysées et fracassa la vitrine d’Aeroflot, en 1977, à l’occasion de la venue de Leonid Brejnev à Paris : « Nous n’avons pas été happés par la dérive terroriste, explique le député UMP. Et puis la violence était partagée. » « Quand j’ai reçu un coup, je l’ai rendu, argumente M. Longuet. J’assume avoir été d’extrême droite. On s’est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer. » D’autres, comme le député (UMP) Alain Madelin, préfèrent ne plus évoquer cette période. « Je n’ai pas encore lu ce livre, j’ai d’autres activités », lâche- t-il.

Lassitude de devoir se justifier ? « Dès qu’on parle de ça, on assemble des ragots et des historiettes invérifiables. Notre histoire reste à écrire », explique un ancien membre du parti d’extrême droite. « C’est fantastique », s’énerve Alain Robert, inspirateur d’Occident, puis du GUD. « Quand on parle de l’extrême gauche, tout est sympa. Mais dès qu’on parle de l’extrême droite, c’est violence et barres de fer. Nous n’aurions été que des adorateurs de Mussolini et de Goebbels, alors que les gauchistes vénéraient Beria ! »

Évoquent-ils leurs souvenirs d’étudiants ? « J’en parle parfois avec Guillet, Madelin ou Devedjian, dit M. Carayon, ils ont vécu des années rudes. » Il arrive à M. Devedjian d’aborder le passé, avec M. Longuet. « On en parle parfois. Pour se moquer de nous », explique le ministre délégué à l’industrie. Pas sûr que M. Longuet ait pourtant le coeur à se moquer de lui-même. Il regrette surtout que l’on remue ces souvenirs. « Nous avons passé trois ans à l’extrême droite, et trente ans dans la famille libérale. Si j’étais né en 1945, on m’aurait reproché d’avoir soutenu le maréchal Pétain… »

ASALA

Dans une interview accordée à l’Armenian Reporter le 6 juin 1985, Patrick Devedjian a qualifié de « résistance » les actions terroristes de l’Armée secrète de libération de l’Arménie (Asala), dont des membres ont été jugés et condamnés en 1985 pour un attentat à la bombe perpétré contre les bureaux de la Turkish Airlines à l’aéroport d’Orly (Paris), en juillet 1983. L’explosion avait fait alors huit morts, dont quatre Français, deux Turcs, un Suédois, un Américain, et environ 60 blessés. Patrick Devedjian assurera la défense des terroristes arméniens lors du procès de l’Asala qui se déroula à Paris en février-mars 1985.

L’hebdomadaire turc Nokta, dans son édition du 15 au 21 août 1983, et plusieurs journaux français publiés aux mêmes dates, rappelaient que Devedjian avait annoncé l’attentat d’Orly six mois avant que celui-ci n’ait lieu. « Il va être dangereux d’utiliser la Turkish Airlines » avait lancé l’avocat arménien, plein de menace et de sous-entendu. Six mois plus tard, un carnage avait lieu dans l’aéroport parisien…

« Tout le monde considère les membres de l’Asala comme des terroristes, moi je vois en eux des résistants ! » déclarait-il dans ses plaidoiries au procès d’Orly. « Je ne considère pas que les Arméniens qui tuent des diplomates turcs soient des terroristes. Je les considère comme des activistes » affirmait-il à l’Armenian Reporter… avant de préciser sa pensée et ses objectifs, toujours dans le même journal : « A l’issue de notre combat, il sera possible de libérer les terres arméniennes en Turquie et de les réunifier, indépendamment de l’Union soviétique, avec l’actuelle Arménie. (…) Dans l’histoire, les Turcs ont déjà perdu les trois quarts de leurs territoires. Ils accepteront par la force la naissance d’une nouvelle Arménie ».

Le 22 avril 1994, Devedjian participait à une réunion de la Fédération Révolutionnaire Arménienne, plus connue sous son nom arménien, Dachnaktsoutioune, en lien avec l’Asala. Il a également soutenu et soutient encore activement les terroristes kurdes du PKK. L’homme ne s’en est jamais caché. Dans l’Armenian Reporter du 6 juin 1985, il insistait clairement sur la nécessité pour les activistes arméniens de collaborer avec leurs homologues marxiste-léninistes kurdes. Il appelait de ses voeux un partenariat terroriste arméno-kurde. Il a été entendu. L’Asala a très tôt entretenu des relations étroites avec le PKK, des militants des deux organisations ayant suivi des formations identiques dans les mêmes camps d’entraînement militaire au Liban dans les années 80. De nos jours, alors que les autorités d’Erevan et la direction de l’Asala continuent d’apporter une aide logistique et financière au PKK, Devedjian et ses amis encouragent le lobby arménien à soutenir activement les associations qui servent de vitrines légales à l’organisation terroriste kurde en France ; laquelle organisation, faut-il le rappeler, est officiellement interdite sur le territoire français (mais aussi en Allemagne et en Grande-Bretagne).

« Il a mal supporté que son père l’enferme à 11 ans au collège arménien, où il s’est retrouvé seul à ne pas parler l’arménien. Il n’aimait pas que son père lui impose l’humiliation des descentes d’huissier » (4).

JEAN-CHARLES WILLOQUET

Dans son édition du 23 au 29 novembre 2000, le magazine français VSD publie un article explosif de trois pages consacrés aux révélations posthumes de Jean-Charles Willoquet, truand hors série des années 70, qui mettent gravement en cause Patrick Devedjian.

« Fin 1974, alors que j’étais incarcéré à la Santé et que j’avais la ferme intention de m’évader, un de mes amis m’a conseillé de désigner Patrick Devedjian comme avocat, qu’il me serait très utile. (…) En avril 1975, mon ex-beau-frère, Patrick Langlois, a essayé de s’évader du palais de justice, cela alors qu’étant dans le cabinet du juge d’instruction, il avait demandé à aller aux toilettes. Un pistolet avait été déposé dans les cabinets par Patrick Devedjian ».« En mai 1975, Patrick Devedjian devait m’apporter 3 calibres et 2 grenades à la Santé. Il avait été convenu que je le rétribuerais après l’évasion. D’ailleurs, il devait toucher une part sur une affaire dont il m’avait donné quelques tuyaux. Il s’agissait de braquer la paie de l’Imprimerie nationale, rue Lecourbe, dans le 15ème arrondissement ». Mais la tentative d’évasion n’est pas menée à son terme précise VSD. Le truand réussira néanmoins à s’évader en juillet 1975 dans d’autres circonstances et reprendra le projet de hold-up de l’Imprimerie nationale.

« Fin septembre 1975, je suis allé chez Patrick Devedjian pour prendre possession d’un passeport belge, vierge, qu’un de mes amis avait mis de côté chez lui », affirme Willoquet dans ses écrits. « Et pour qu’il me donne tous les détails du braquage, me fournisse le plan des lieux comme cela avait été convenu. Comme il y avait du monde chez lui, j’ai préféré ne pas m’attarder. Je lui fis seulement part des raisons de ma visite et lui dis que je reviendrais. Avant de partir, il me remit le passeport. Nous nous sommes revus quelques jours plus tard, mais par précaution, je ne suis pas allé chez lui ; avec la Mercedes 280 que j’avais à cette époque, je me suis mis en attente à proximité de son domicile dont je surveillais l’immeuble. Vers midi, Patrick Devedjian en est sorti. Aussitôt j’ai avancé la Mercedes jusqu’à sa hauteur et me suis arrêté en l’appelant. Mon ami Dominique Gautier, qui m’accompagnait, a ouvert la porte arrière et j’ai intimé à Patrick Devedjian l’ordre de monter. Ce qu’il a fait. J’ai alors dirigé la voiture vers un square, avec parking, pour que nous puissions discuter tranquillement. Je me suis fait expliquer en détail l’affaire du braquage. N’ayant pas de plan sur lui, il me proposa de retourner à son domicile le chercher, ce à quoi je me refusai. Il m’a alors dessiné le plan de mémoire sur une feuille de papier ». Plus loin, Willoquet précise : « L’argent était apporté par la Brink’s jusqu’aux bureaux du rez-de-chaussée. Dans un des bureaux, il y avait plusieurs employés et il y avait un système d’alarme (pédale) au pied. Avec mon ami Dominique, nous sommes allés surveiller l’arrivée du fourgon blindé. Comme il y avait un café juste en face de l’Imprimerie nationale, il était facile de surveiller sans se faire remarquer. Tout se déroulait comme Patrick Devedjian l’avait expliqué. Nous décidâmes de passer à l’action en novembre. Malheureusement, mon ami Dominique se fit arrêter à Reims, ce qui compromettait la réalisation du braquage ». Le malfrat finit par renoncer à « l’affaire ».

Willoquet meurt criblé de balles en 1989, en France, dans un cambriolage qui tourne mal. Quant à son ancien complice, Patrick Devedjian, au moment où l’article de VSD a été publié, il a bien évidemment nié les faits qui lui étaient reprochés. Parole de truand contre parole de truand. L’un était mort depuis plus de dix ans, et l’autre, vivant, était député-maire et porte-parole d’un important parti politique français. L’affaire a été enterrée.

Patrick Devedjian est également connu pour avoir employé des méthodes peu orthodoxes via ses sbires lors des élections municipales à Antony dans le but de museler les candidats rivaux (agressions physiques, menaces et intimidations). Dans les années 80, les dirigeants de la radio Fréquence Libre recevaient de manière systématique, à la veille de chaque élection, des menaces à peine voilées de la part des sympathisants de Devedjian.

[(1) P. Lamotte, « Avenir sombre pour les Etats-Unis », Europe-Action, n°2, février 1963 I (2) Paroles françaises, 30 décembre 1950-12 janvier 1951. Cité par J. Algazy, in : La tentation néo-fasciste en France (1944-1965), Paris, Fayard, 1984 I (3) Ibid., p. 274 I (4) Libération du 7 décembre 1998 I Sources : Le Monde, 13.02.05, article de Gérard Davet et Philippe Ridet I Le Nouvel Observateur (9-15 février 2006) I http://www.denistouret.fr I http://www.tetedeturc.com/%5D

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Biographie officielle de Patrick Devedjian

– Né le 26 août 1944 à Fontainebleau (Seine-et-Marne)
– Etudes à l’école communale de La Frette-sur-Seine (Val d’Oise), au Collège arménien de Sèvres, au Lycée Condorcet à Paris, à la Faculté de droit d’Assas et à l’Institut d’études politiques de Paris.
– Avocat au barreau de Paris en 1970.
– Marié depuis 1969 avec Sophie Vanbremeersch, 4 enfants, 3 petits-enfants.
– Co-fondateur de la revue libérale « Contrepoint » sous l’inspiration et le patronage de Raymond Aron.
– Adhésion au mouvement gaulliste en 1971.
– Candidat dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine en mars 1978.
– Elu maire d’Antony en octobre 1983 et réélu en 1989, 1995 et 2001.
– Elu député des Hauts-de-Seine en 1986, réélu en 1988, 1993, 1997, 2002 et 2005.
– Nommé ministre délégué aux Libertés locales, chargé de la décentralisation auprès du ministre de l’Intérieur en mai 2002.
– Elu conseiller général du canton de Bourg-la-Reine/Antony-nord en mars 2004. Vice-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, chargé de la circulation, de la voirie et des transports.
– Ministre délégué à l’Industrie auprès du ministre de l’Economie d’avril 2004 à juin 2005.
– Réélu député de la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Sceaux) le 2 octobre 2005.
– Vice-Président du Mouvement européen (France) jusqu’en janvier 2002.
– Officier de réserve.
– Auteur de « Le Temps des Juges » (1996, Flammarion), de « Penser la Droite (1999, Coll. « Tribune Libre », Plon) et de « A moi le ministère de la parole ! » (entretien avec Emmanuel Kessler, 2006, Editions de l’Archipel).

[Source : Blog de Patrick Devedjian]

 

3 Responses to “Patrick Devedjian : un passé extrême [Droit]”

  1. […] Devedjian était, dans les années 1960, un membre actif du mouvement de la droite radicale Occident, tout comme Gérard Longuet, Alain Madelin, Hervé Novelli, Claude Goasguen, Anne Méaux, Alain […]

  2. […] DEVEDJIAN Infos [Secrétaire Général de l’UMP I « Le seul ministre ouvertement estampillé maison » […]

  3. […] ne présente plus Patrick Devedjian, homme d’allure affable et redoutable bretteur, entre d’autres obscures qualités. […]


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