Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

U 11.05.07

Union civile

Je veux reconnaître la sincérité de l’amour homosexuel, en créant une union civile donnant les mêmes droits aux couples de même sexe qu’aux couples mariés, à l’exception de la filiation et de l’adoption, ainsi qu’un statut de beaux-parents, valable pour les familles recomposées et homoparentales.
Je suis pour une union civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du tribunal d’instance, mais par la mairie. (…) Elle entraînera une égalité fiscale, sociale, patriomoniale totale avec les couples mariées qui ira,
par exemple, jusqu’au droit de à la pension de reconversion pour le conjoint homosexuel. (…) Cette union civile emportera les mêmes droits que le mariage dans les rapports entre les étrangers et Français, avec les mêmes limites. (…) A mes yeux, l’union civile a vocation à remplacer le PACS. Mais il faudra être très prudent
pour ceux qui ont voulu s’organiser avec le PACS et qui voudraient le garder. Il faudra leur laisser cette possibilité. Mon ambition est toutefois claire : elle a vocation à englober l’ensemble des situations.

Sources(s) : Mon Projet / Interview Têtu (04/07)

Universités des métiers

Nous créerons des universités des métiers, c’est-à-dire des établissements d’excellence dans des secteurs plus manuels ou plus techniques, mais qui jouent aussi un rôle déterminant dans notre économie : par exemple, le jeu vidéo, les métiers d’art, la gastronomie, la construction navale, le film d’animation et beaucoup d’autres domaines encore. Parce qu’il n’y a pas de raison que certaines filières professionnelles ou technologiques n’aient pas, elles aussi, des « grandes écoles » dans leur domaine.

Sources(s) : Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)

Universités

L’enseignement supérieur et la recherche seront pour moi une priorité absolue.
Leurs moyens seront portés au même niveau que dans les pays les plus en pointe sur le sujet, mais cela s’accompagnera de réformes de fond. Je donnerai aux universités volontaires une autonomie réelle.
La cinquième puissance industrielle du monde ne peut pas rester avec des universités aussi peu soutenues, aussi ingouvernables, aussi peu autonomes. S’il doit y avoir un chantier présidentiel, c’est celui de l’enseignement supérieur, c’est celui de la création de campus de niveau européen dans chaque région française et de quelques campus nationaux de retentissement mondial. Avant la fin de cette année, nous aurons proposé aux universités volontaires un statut d’autonomie leur permettant d’organiser librement leurs filières d’enseignement, de recruter leurs élèves et de recruter leurs enseignants, de les payer comme elles l’entendent, d’utiliser leur patrimoine, de signer des partenariats. Je veux que nos universités puissent se battre avec les mêmes armes que leurs concurrentes étrangères pour figurer dans le peloton de tête des établissements d’enseignements supérieurs.
Dans les nouveaux campus que j’appelle de mes voeux et que nous devons créer, tout doit être fait pour favoriser l’existence d’orchestres, de troupes de théâtre, d’ateliers film ou écriture, parce que ce sont d’extraordinaires pépinières de talents. Cessons de porter un regard condescendant sur les pratiques amateurs. C’est souvent par elles que la création peut s’installer dans les vies !

Sources(s) : Mon Projet / Discours Nantes (15/03/07) / Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Usines

Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines.
J’ai visité beaucoup d’usines, rencontré beaucoup d’ouvriers. Dans les usines on parle peu. Il y a beaucoup de pudeur chez les ouvriers. Il y a une culture ouvrière, une façon d’être des ouvriers, un rapport particulier des ouvriers à la vie et au travail. Je ne veux pas que cette culture ouvrière se perde. Je ne veux pas d’une France sans usine. Si les usines partaient, le reste partirait aussi. Les services aux entreprises partiraient. Le marketing, la finance, la recherche appliquée partiraient.

Sources(s) : Mon Projet / Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)