Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Diversité culturelle et artistique en danger 24.02.08

Paris, 29 février. À partir de 15h, Place du Palais Royal :

Diversité artistique et culturelle en danger !
JOURNÉE DE MOBILISATION NATIONALE CONTRE LE DÉSENGAGEMENT DE L’ÉTAT DANS LA CULTURE.

L’État a décidé de réduire le budget qu’il consacre à la culture. Les acteurs culturels commencent l’année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements. Les plus touchées par ce désengagement de l’État sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d’accompagnement des pratiques amateurs. qui constituent le vivier de la création et de l’innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations. (Lire la suite…)

 

Pour l’amour de Jules et Jim 23.02.08

Classé dans : < Culture — eilema @ 12:55
Tags: , ,

julesjimmoreau.jpg

L’actrice Jeanne Moreau, qui à 80 ans a reçu un « super César d’honneur » pour une carrière de 60 ans, riche de plus de 100 films, a profité de la scène du Châtelet pour dire son inquiétude à l’égard « de mesures gouvernementales qui risquent d’affaiblir » le cinéma français.

Elle a pointé la baisse des subventions publiques redoutée par les cinémas indépendants, contre laquelle quelque 200 salles art et essai ont protesté vendredi soir en baissant le rideau. Jeanne Moreau a aussi dénoncé les « attaques » de « groupes puissants qui reprochent une concurrence déloyale » à des petites salles, faisant référence à plusieurs actions juridiques intentées par UGC - parfois rejoint par MK2.

 

Interdiction Des Concerts Dans Les Cafés : Ça Se Précise 14.02.08

Classé dans : < Culture — eilema @ 12:46
Tags: , , , , ,

concertsdrac.jpg

La ville de Quimper est-elle le terrain d’expérimentation d’une nouvelle loi liberticide ?

C’est en tout cas ce que l’on est en droit de craindre. Plusieurs bars quimpérois, organisateurs de concerts, ont en effet reçu récemment un courrier de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles - Ministère de la Culture) leur imposant d’être titulaires d’une licence d’entrepreneur de spectacles dès lors qu’ils souhaitent organiser plus de 6 concerts par an. Le non-respect de cette clause est passible de 2 années d’emprisonnement, de 5 années de fermeture administrative et de trente mille euros d’amende. Est également demandé aux propriétaires d’effectuer une mise en conformité des locaux (engendrant pour beaucoup d’entre eux des travaux coûteux).

Cette mesure - une fois n’est pas coutume - pénalisera les lieux de culture “alternatifs” et de proximité au profit de structures plus conséquentes. Gérants de bars, intermittents du spectacle, musiciens débutants, sphère associative, feront ainsi les frais d’une disposition aussi dommageable pour l’activité culturelle de la ville que pour le public. Quelques intermittents du spectacle ont d’ailleurs reçu un courrier aussi délicat que rassurant, leur demandant, « en tant que personnes en grande difficulté, de songer rapidement à une nouvelle formation professionnelle ».

Les propriétaires des bars incriminés demandent l’ouverture d’une table ronde réunissant les élus, fonctionnaires locaux et représentants de la Sacem. Ils demandent en outre le transfert des moyens de la DRAC à la Région, ainsi qu’une révision de cette loi inappropriée pour des lieux de si petite envergure.

SIGNER LA PÉTITION : http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1438
Source : Bellaciao (Dimanche 20 janvier 2008)

 

Intermittents du spectacle : La faute à Joe Dassin ! 03.02.08

Classé dans : < Culture — eilema @ 11:36

intermittent.jpg © Manifestation d’intermittents, le 12 mars 2007, à Paris.

Article de Nathaniel Herzberg paru dans Le Monde du 03.02.08 :

Les intermittents du spectacle, grands profiteurs du système ? Le lieu commun a irrigué nombre d’audits publics. En se penchant sur la gestion de la caisse des congés spectacles, la Cour des comptes vient de mettre en lumière le phénomène inverse. Pendant des années, cet organisme, chargé de collecter auprès des employeurs les congés payés des artistes et techniciens du spectacle et de reverser ces sommes aux intéressés, a multiplié les irrégularités.

Prestations impayées, cotisations sociales réduites aboutissant à des retraites amputées, ententes illicites avec les organisations patronales et certains syndicats de salariés, frais de fonctionnement masqués : l’essentiel de ces dérives ont été menées au préjudice des intermittents. De quoi « mettre en question l’existence de la caisse et du régime particulier qu’elle est chargée de gérer », soulignent les magistrats de la Cour, dans le relevé de conclusion provisoire transmis aux administrations de tutelle mais aussi au parquet de Paris.

Ce document, rendu public par le mensuel Capital dans son édition de février, apparaît accablant. Certains détails prêteraient volontiers à sourire. Comme ce fichier des bénéficiaires de prestations où figurent, sur 760 000 noms, un tiers de dossiers périmés, parmi lesquels, en vrac : André Raimbourg, alias Bourvil (mort en 1970), Joe Dassin (mort en 1980) ou Léonie Bathiat, autrement dit Arletty (morte en 1992). Il y a peu de chance qu’eux, ou leurs ayants droit, aient touché des prestations. Mais il est probable que des cotisations aient été versées à leur intention par des télévisions à l’occasion de rediffusions… (Lire la suite…)

 

L’entêtement français pour une tête maorie 14.01.08

Classé dans : < Culture — eilema @ 4:04

La France ne rendra pas la tête de guerrier maori conservée par le musée de Rouen. Une attitude que regrette le New Zeland Herald car, avant d’être une œuvre d’art, cette toi moko est un reste humain.
http://valerie-fourneyron.parti-socialiste.fr/files/81802581_resize215.jpg
La décision du maire de Rouen, Pierre Albertini, de restituer à la Nouvelle-Zélande une tête de guerrier maori tatouée et momifiée semblait consensuelle. Il s’agissait d’un geste d’apaisement, précise l’élu, et d’une condamnation du commerce de restes humains datant de l’époque coloniale. Une trentaine d’institutions dans le monde ont déjà engagé des démarches similaires depuis la demande de rapatriement formulée par le gouvernement néo-zélandais en 1992. L’année dernière, l’université écossaise d’Aberdeen a ainsi restitué neuf têtes de guerriers maoris momifiées et tatouées. La généreuse initiative du maire a pourtant été torpillée par les autorités françaises. La France n’a jamais rendu de tête maorie et le ministère de la Culture, s’appuyant sur une décision du tribunal administratif de Rouen, le 27 décembre 2007, a bloqué tout transfert de la toi moko [tête tatouée] offerte en 1875 au musée d’Histoire naturelle de la capitale normande par un collectionneur français. (Lire la suite…)

 

Pierre Bergé taille un costume de traître à Benamou 19.09.07

Classé dans : < Culture — eilema @ 9:59

http://www.bakchich.info/IMG/jpg_Georges-Marc-BENAMOU.jpgGeorges-Marc Bénamou par Massioni ©

Interviewé par Médias, l’entrepreneur décrit Georges-Marc Benamou [Conseiller pour la culture et l'audiovisuel auprès de Nicolas Sarkozy depuis le 18 Mai 2007] comme un « traître » dénué de culture.

 

Dans un entretien au magazine Médias de septembre, Pierre Bergé, l’homme d’Yves Saint Laurent, révèle une grande amertume envers Georges-Marc Benamou, devenu conseiller de Nicolas Sarkozy. « Je suis fâché parce qu’il est un traître ! », explique-t-il en évoquant Le dernier Mitterrand (éd. Plon), ouvrage paru après la mort du président socialiste et adapté depuis au cinéma avec Le promeneur du Champs de Mars. Pierre Bergé reproche à l’auteur de ce livre, écrit à partir d’entretiens avec François Mitterrand, de téléscoper les événements et d’avoir fait de l’argent avec une trahison : « J’ai trouvé ça immonde. Et je lui ai dit. » Le principal intéressé n’a pas souhaité répondre à nos question.

L’entrepreneur ne voit pas non plus d’un bon œil les nouvelles fonctions de son « ami de 20 ans » : « Il s’occupe de culture – on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs », s’étonne-t-il, affirmant que le nouveau conseiller du président de la République n’a « jamais mis les pieds dans un théâtre, dans un concert, dans une exposition, dans rien ! Bref, une absence totale de culture ! » Mais Nicolas Sarkozy n’attend peut-être pas de Georges-Marc Benamou des conseils dans ce domaine.

Mercredi 19 Septembre 2007 - 14:32
Sylvain Lapoix [Marianne.fr]


 

Christine Albanel 01.09.07

MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION.

« La présidente du château de Versailles est une vieille amie de Sarkozy. Ils se sont rencontrés au début des années 1990, dans l’équipe chiraquienne. Mais tandis que Sarko “trahissait” pour Balladur, Christine Albanel est restée la “plume” de Chirac. » (1) (Lire la suite…)

 

Christine Albanel et les intermittents du spectacle 05.07.07

Classé dans : < Culture, < Emploi — eilema @ 11:39

Lors de sa rencontre avec la nouvelle ministre de la culture, Christine Albanel, SUD Culture Solidaires avait, entre autres, évoqué la situation des intermittents du spectacle. Nous avions rappelé que, depuis l’entrée en vigueur du protocole de 2003, la situation des intermittents n’avait cessé de se dégrader. Malgré le fonds transitoire, 30 000 professionnels ont été exclus du système d’indemnisation. Le travail du Comité de suivi, soutenu par une majorité de parlementaires, a été balayé d’un revers de la main, ouvrant ainsi la porte à l’aggravation de la situation avec le protocole 2006 conclu entre le MEDEF et des organisations ultra-minoritaires dans la profession. Ainsi, la disparition du fonds transitoire au profit d’un fonds de professionnalisation sera plus restrictif tant sur son montant que sur les critères d’obtention.

En matière de formation, l’activité de la transmission des avoirs a toujours joué une place importante, inhérente même, à la pratique des métiers des intermittents. Or, actuellement, elle est considéré comme un métier à part, ne relevant pas de l’intermittence et insuffisamment reconnu pour leurs droits sociaux (55h / an). L’une des conséquences de cette politique, c’est que les intermittents sont obligés de jongler dans deux ou trois régimes différents : régime général ou travailleur indépendant pour les interventions, et régime d’intermittence pour les prestations artistiques. Quant à la formation reçue, elle ne donne droit à rien.

Depuis 2003, les contrôles sur les intermittents se sont intensifiés jetant le discrédit sur leur profession. De simples contrôles se sont transformés en garde à vue, la répression sur les militants s’est accentuée (cf le procès contre les quatres de la Star Ac).

Le nouveau protocole renforce encore le volet répressif avec le n° d’objet qui entrera en vigueur à partir du 31 mars 2008. Ce sera désormais l’UNEDIC (via le CNCS qui définira ce qui est un spectacle ou une création en attribuant ou non ce n°. Pour employer des intermittents, il fallait déjà obtenir le bon code APE, la licence ou le label de prestataires, c’est maintenant le CNCS qui aura toute latitude d’exclure en masse. C’en sera fini de l’intervention des artistes qui interviennent dans tous les dispositifs partenariaux de façon très régulière (hôpitaux, établissements scolaires, dispositifs d’éducation populaire). L’application de ce nouveau protocole intensifiera l’exclusion de nombreux professionnels, notamment les plus précaires, ceux-là même qui concourent le plus au développement culturel en milieu rural ou dans les petites villes.

Loin d’être vertueux, il fera plonger le montant des indemnisations, incitera à la sous-déclaration des heures travaillées, simplement pour survivre pour les plus précaires et… pour assurer un complément de rémunération pour les mieux rémunérés. Tout cela pour laisser place nette aux plus grosses structures subventionnées, bien outillées en juridiction et en administration, et au bizness du divertissement.

Christine Albanel n’a manifestement pas l’intention de remettre en cause ce protocole, « accepté par tous les acteurs de l’intermittence » ! (selon son directeur adjoint de cabinet) qu’elle considère comme « un plus » mais qu’elle s’engage « à suivre de près et à évaluer régulièrement ». Selon elle, le fonds de professionnalisation « représente un investissement important de l’Etat ». Elle s’engage cependant à ce que la formation dispensée soit mieux prise en compte, à éventuellement revoir le n° d’objet afin « que les intermittents puissent notamment continuer leurs activités… en milieu carcéral » (!). L’objectif de l’Etat reste de continuer à « accompagner le mouvement et de conserver la spécificité de l’intermittence ».

SUD Culture Solidaires, tout en contestant fortement l’assertion selon laquelle le protocole est « accepté par tous les acteurs de l’intermittence », a rappelé que ce protocole n’a été signé que par des syndicats qui ne représentent rien dans le milieu de l’intermittence a demandé à ce qu’une nouvelle rencontre ait lieu afin d’approfondir le sujet. Cette nouvelle rencontre a eu lieu ce 5 juillet avec la conseillère sociale du ministère, Marylis Roque. Elle a été centré sur le n° d’objet.

Après discussion autour des dégâts du protocole 2003, la conseillère nous a demandé notre avis sur le protocole 2007. Nous lui avons précisé qu’à part la disparition de la notion de travail saisonnier dans nos professions, le protocole 2007 était une aggravation du protocole 2003 :
- Baisse de l’indemnisation.
- Baisse du nombre de jours indemnisés.
- Fond de professionnalisation.

Mme Roques nous a dit qu’elle regrettait que la PPL n’ait pas abouti.
Concernant le N° d’objet, nous sommes intervenus sur la gravité de cet article du nouveau protocole, en expliquant que sa mise en œuvre serait pour nous une grave atteinte à la liberté de travailler et qu’il serait fini de l’ensemble des interventions culturelles en dehors du chant direct de la production de spectacle : travail en milieu carcéral ou hospitalier éducation populaire activités mutualisées en structures etc…
Nous avons demandé si le ministère de la culture comptait rester simple spectateur des effets pervers de ce nouveau protocole avec l’Unedic via le CNCS comme seul et unique juge de la création culturelle.
Mme Roques, après consultation du protocole, semble avoir pris conscience des difficultés engendrées par ce N° d’objet et s’est engagée à rencontrer le CNCS à ce sujet. A l’issue de l’entretien, elle nous à même demandé si nous serions favorable à un système du type 520 heures sur 12 mois plutôt que 507 sur 10 ou 10,5 mois.
Nous lui avons répondu que ce principe nous paraissait forcement plus favorable que les 2 derniers protocoles, mais nous avons repoussé l’idée avancée par Mme Roques de Sociétés d’intérim du spectacle dépendant des annexes VIII et X en lui indiquant que c’était le rôle de l’ANPE spectacle et qu’il n’était pas question de contribuer à l’enrichissement des marchands de main d’œuvre.

[Sources : http://sud-culture.org / http://paris.indymedia.org ]