Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Lyon : Décolonisons ! 24.03.08

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Programme complet sur Rebellyon ou Anticolonial

 

Africamania 17 janvier - 17 Mars 2008 02.02.08

Classé dans : Agenda Culturel — eilema @ 12:04
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LE PROGRAMME : ICI

50 ans de cinéma africain à la Cinémathèque : les Africains rêvent leur décolonisation dans les salles obscures.

La cinémathèque présente 50 ans de cinéma africain : 80 films, pour la plupart, invisibles en salles. L’événement est suffisamment rare pour qu’on s’y arrête : la dernière rétrospective remonte à 30 ans (Beaubourg) ! Parallèlement, Arte vidéo inaugure une collection dont le premier coffret vient de sortir…

50 ans de cinéma africain : 50 ans d’une lutte tenace menée par quelques cinéastes africains pour mettre la main sur un média importé par la colonisation : le cinéma. Conquête économique d’un marché, combat politique pour un droit à une parole souveraine et lutte idéologique et artistique pour imposer une forme et un langage aptes à montrer une Afrique vue par les Africains, cette histoire débute dans les années 1950 avec les mouvements indépendantistes panafricains. 50
ans plus tard, la lutte est loin d’être victorieuse. « Les toubabs (les blancs) ont créé le cinéma pour amuser leur peuple. Et, comme ils étaient chez nous, ils ont fait des films pour nous amuser. » dit Med Hondo. Et le réalisateur mauritanien de préciser aussitôt d’un air goguenard : « Mais oui, nous aimons bien le cinéma… ».

Les Africains aimaient le cinéma. Quel qu’il fût. Ils voyaient tout, y compris ces films de « toubabs » qui se disaient ethnologues et les étudiaient comme des « insectes », ainsi que le dénonçait Oumarou Ganda, l’acteur de Moi, un noir de Jean Rouch. Ils savaient en rire.
Le continent était devenu un marché juteux pour les distributeurs occidentaux qui l’arrosaient de westerns spaghettis, de films de série B américains ou de Kung-fu.
Les problèmes ont commencé quand les Africains ont voulu faire leur propre cinéma, quand, par exemple, un Oumarou Ganda décide de devenir réalisateur pour répondre à Jean Rouch. Dans les territoires français, depuis 1934, un décret (Laval) leur interdisait l’accès à la réalisation. Et, partout en Afrique, les salles étaient la propriété de distributeurs occidentaux. Le premier film réalisé par des Africains, Afrique-sur-Seine (1955) dut donc être tourné à Paris avec l’aide de l’IDHEC. Le film présente un Paris utopique vu par un étudiant sénégalais qui rêve de métissage des identités. Ses
réalisateurs n’avaient pas obtenu l’autorisation de tourner dans leur pays, le Sénégal !
Il fallut attendre les indépendances pour que s’affirme un cinéma africain, pour que Med Hondo filme l’effroi d’un Africain à Paris (Ô Soleil). Ses réalisateurs étaient d’anciens tirailleurs, comme Oumarou Ganda qui en témoigne dans Cabascabo où il décrit le retour impossible au pays d’un tirailleur envoyé au Vietnam. Ou d’anciens dockers à Marseille comme Sembene Ousmane qui, par le canal de la CGT, part se former à Moscou et réalise, presque dix plus tard, en 1963, le second film africain : Borrom Sarret. Sembene y suit une journée d’un « bonhomme charrette » au cours de laquelle il perd et son argent et sa charrette pour être passé par les quartiers français de Dakar.
Peu à peu, une économie de fortune se met en place. Soutenue par des Français, elle donne naissance à un cinéma d’auteurs, à la française. Jean-Pierre Dikongué Pipa, réalisateur camerounais, avoue que « pour Munamoto personne n’a été payé. Ça a réduit le coût du film ! ». Munamoto ne traite déjà plus de l’Africain colonisé mais du drame de
l’individu en butte à des coutumes dénaturées par des jeux de pouvoir et d’argent. Une nouvelle génération de cinéastes naissait déjà. Celle qui, aujourd’hui encore, revisite l’Afrique par delà la colonisation, invente des récits, où des griots interviennent afin « d’emprisonner le passé pour nourrir le présent et préparer le futur », comme il est dit dans Le Pouvoir du pagne (Adama Drago), ou, au contraire, afin d’invoquer le passé pour renouer avec une souveraineté perdue (Jom d’Ababacar). Celle qui dit le présent d’une Afrique qui cherche les termes de sa relation au reste du monde : ses désirs d’émigration (En attendant le bonheur) ou son retour au pays (Tilaï), sa mise en cause d’un ordre international (Bamako).
« Si l’Africain ne se regarde pas à l’image, il restera dominé, aliéné », disait Sembene. « On ne peut défendre sa dignité si on ne se voit pas à l’écran », disait Hondo. Et c’est précisément le problème auquel se heurtent les cinéastes actuels : en Afrique, les salles sont laissées à l’abandon. Un cinéma africain est né que les Africains n’ont guère l’occasion de voir chez eux, parce qu’il n’y est pas diffusé.

50 ans de cinéma africain : cette histoire héroïque serait un échec si, au Nigeria, au Ghana, au Burkina, une véritable industrie parallèle n’était née : 700 films produits par an, tournés à la va-vite, en vidéo et aussitôt diffusés en vidéo, DVD ou Internet. Ces films-là, la Cinémathèque ne les montre pas mais on peut aussi les trouver à Paris, dans les boutiques de Barbès, et rien ne dit que ce réseau de distribution ne profitera pas au cinéma d’auteurs… Marianne Dautrey

A voir : « Africamania » jusqu’au 17 mars. Le détail du programme est consultable sur www.cinematheque.fr.
« Ciné-Club Afrique RFI », Musée Dapper 35, rue Paul Valéry, 75016 Paris.
Coffret « Cinéastes africains » volume 1, Arte Video.
A lire : Cinémas africains d’aujourd’hui, éd. Karthala, coll. : « Les passeports RFI ».

 

Bal Rrom 01.02.08

Classé dans : Agenda Culturel — eilema @ 10:36
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Dans le cadre des préparatifs de la semaine culturelle rromanie, qui aura lieu autour du 8 avril, Journée mondiale des Rroms, l’association « La voix des Rroms » organise un concert-bal de soutien.

Le concert-bal aura lieu le samedi 23 février, de 17 h à 22 h sous le chapiteau du Cirque Romanès, installé 42-44 boulevard de Reims, Paris 17e (Porte de Champerret). Au programme, la Fanfare Magura et le Taraf de Banat. Menu traditionnel rrom et buvette à prix modérés.

Participation au frais (hors repas et boissons) : 5 euros.

Venez goûter l’hospitalité, l’amitié et la fête rrom !

Association “La voix des Rroms”
5, rue du marché Saint-Honoré
75001 PARIS
tél. & fax: 01.45.27.23.65
http://lesrroms.blogg.org

 

Festival Bobines Sociales 15.01.08

Classé dans : Agenda Culturel — eilema @ 5:43
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Le cru 2008 de Bobines Sociales arrive à grands pas. Toujours autant de très bons films, très souvent suivis de débats en présence des réalisateurs ou d’intervenants, et un concert exceptionnel le samedi soir, au studio l’Ermitage, Paris 20ème. C’est toujours pas très cher et très convivial.

Cette année pas de thématique unique : des séances autour de l’Iran, de Cuba, des archives sur les mouvements de 67 et 68 à Berlin et à Paris, un docu qui apporte un regard original sur l’expérience des Lips, une soirée autour de Ulrike Meinhof (membre de la RAF) avec l’interprétation d’un texte de Dario Fo et la diffusion du film qu’elle a écrit avant de s’engager dans la lutte armée; et tant d’autres.
le programme est déjà disponible sur www.bobines-sociales.org

 

6è Festival International du Film des Droits de l’Homme 15.01.08

Classé dans : Agenda Culturel — eilema @ 5:13
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Le 6è Festival International du Film des Droits de l’Homme (FIFDH) se tiendra du 26 mars au 1er avril 2008. Le site du festival.

Au programme de cette semaine :

- De nombreux films documentaires, souvent présentés pour la première fois en France.
- Des rencontres-débats après chaque projection avec des réalisateurs du monde entier et des professionnels passionnants (responsables d’ONG, chercheurs, …)
- Un temps privilégié de rencontre et de dialogue.
- Une occasion rare de voir d’autres images et d’entendre d’autres voix !

“Cette nouvelle édition présente trente deux films documentaires inédits en France avec comme chaque année, une présence importante de réalisateurs étrangers.

Cette année encore, les oeuvres qui vous seront présentées vous toucheront par leurs qualités, vous émouveront parfois, vous bouleverseront ou révolteront souvent mais vous motiveront toujours pour vous mobiliser et ne jamais céder au fatalisme ambiant.

Comme chaque année, vous pourrez débattre avec les réalisateurs des films qui seront présents pour répondre à vos questions après les projections. En soirée, d’autres invités spécialisés sur les sujets développés dans les films – responsables d’ONG, journalistes, chercheurs, défenseurs des droits de l’Homme… - les rejoindront pour enrichir les débats.

Parmi les point forts de la programmation, on notera deux coups de projecteurs portés sur des acteurs nord américains du combat pour les droits humains par l’image. Sut Jhally, fondateur et directeur de la Media Education Foundation (MEF – www.mediaed.org), l’un des acteurs de la critique des media les plus influents aux Etats-Unis, nous rendra visite du 27 au 31 mars. La MEF s’est donné pour mission de sensibiliser le public aux risques que font peser sur le démocratie la concentration accélérée des media au sein d’une poignée de groupes privés. Nous présenterons trois films inédits en France, issus du son catalogue : Hollywood et les Arabes ; Paix, propagande et Terre Promise ; War made easy : la guerre pour les Nuls.

L’autre coup de projecteur portera sur la société de production canadienne Macumba International (www.macumbainternational.com), avec la présence de sa fondatrice Raymonde Provencher du 27 mars au 2 avril. Macumba est l’un des chefs de file au Québec dans la production de documentaires. Cette société s’est bâtie une solide renommée internationale en remportant de nombreux prix tant au Canada qu’à l’étranger. Ses films ont été diffusés dans le monde entier. Nous présenterons trois films réalisés par Raymonde Provencher : War babies… nés de la guerre, Partir ou mourir, Le déshonneur des Casques bleus.

Comme pour chaque édition, de nombreuses classes de collèges et lycées assisteront aux projections. Nous remercions les professeurs qui croient comme nous, aux vertues uniques du cinéma pour sensibiliser et mobiliser les plus jeunes aux enjeux du combat pour les droits de l’Homme.

Je tiens pour finir, à remercier nos partenaires et toute l’équipe des collaborateurs du FIFDH qui ont permis l’organisation de cette manifestation.

Merci également pour votre soutien. C’est avec un vrai plaisir que nous vous retrouvons cette année. Nous vous souhaitons un excellent Festival.”

Vincent Mercier
Directeur du FIFDH