Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Christine Lagarde, entre Bercy et la sortie 08.02.08

Classé dans : < Gouvernement [ Divers ] — eilema @ 9:19
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Article de Michel Despratx, publié le vendredi 8 février 2008 sur Bakchich.

La colère de Nicolas Sarkozy, lors du dernier conseil des ministres, a impressionné tous les participants. Selon plusieurs témoins consultés par « Bakchich », le savon passé par le président à son gouvernement a dépassé le seuil des décibels autorisés.

En substance, Sarko a reproché à ses ministres d’être des nuls et de devoir s’occuper de tout. Plus fort encore : les ministres qui critiquent ses conseillers Claude Guéant et Henri Guaino ont été priés de quitter le gouvernement ou de la fermer. Et les autres ne perdent rien pour attendre. Le règlement des comptes aura lieu après les élections municipales.

Ce rappel musclé du professeur Sarkozy n’a pas été apprécié par tous les élèves réunis à l’Elysée. Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, par exemple, s’est sentie particulièrement ciblée. Selon la radio BFM, elle aurait donné sa démission dans la foulée. Démission refusée par le président de la République. Sur le thème : ce n’est pas encore le moment. L’information a été démentie par Bercy vendredi 8 février.

Il faut dire que Christine Lagarde est plutôt critique sur les dernières initiatives de l’Elysée, notamment celle qui visent à soutenir la sidérurgie ou à éjecter Daniel Bouton, le président de la Société générale. Et elle n’est pas du genre à se laisser contrer trop longtemps.

Car elle a du caractère, dame Lagarde ! Et même des ambitions très grandes. Dans son livre sur « Les Dames du Président » (Editions du Rocher), l’ex-RPR Jean-François Probst, s’interroge sur le mystère Christine Lagarde.

Elle avait un poste en or. Elle dirigeait à Chicago l’un des plus importants cabinets d’avocats du monde, Baker McKenzie. Elle touchait 50 000 euros par mois ! Et voilà que d’un coup, en 2005, elle abandonne son rêve américain pour un petit traitement de ministre du commerce extérieur dans le gouvernement Villepin…

Selon Probst, qui a navigué trente ans dans l’arène des Rastignac politiques auprès de Chirac, Pasqua, et Tibéri, il n’y a qu’une seule explication :