
Nicolas Sarkozy, conférence de presse du 8 janvier 2008 : « Je m’engagerai à la place qui est celle du président de la République, le gouvernement s’engagera pour mobiliser notre électorat, (…) parce que le concept d’élection dépolitisée est absurde. »
Nicolas Sarkozy, Pau, 14 jours après : « Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n’est pas mon travail. »
Celui qui ne craint plus rien : ni le ridicule, ni la contradiction, ni les volte-face à répétition fait des heureux. Nombre de maires se passeront en effet bien volontiers d’un soutien actif du Président, dont la côte de popularité connaît un trou d’air. Alain Juppé lui-même, candidat à sa propre succession à Bordeaux, a choisi de ne pas faire figurer le logo de l’UMP sur ses affiches.
Le revirement de Nicolas Sarkozy n’arrive pas au hasard. Celui qui adapte les contours de sa politique aux publications de sondages change son fusil d’épaule quelques jours seulement après la publication par Le Figaro d’un sondage Opinion Way révélant que pour 73% des personnes interrogées, les enjeux locaux prédominaient aux municipales.
[D'après l'article de Julien Martin (Rue89)]